Archives mensuelles : juillet 2014

UNE VRAIE AGENCE DE VOYAGE LOCALE

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Il est devenu difficile de réussir à discerner une vraie agence locale d’une autre car il est vrai qu’à l’heure actuelle cette expression est utilisée par tous sur le net et ailleurs. Lorsque un internaute tape par exemple « agence locale Cambodge » il lui apparait une liste énorme d’agence et de propositions, sachez que la majorité de ces agences ne sont en réalité que des tours opérateurs et des revendeurs de voyages en tout genre qui usurpe l’identité des vrais réceptifs locaux. Il y a bien entendu dans toute cette liste d’authentiques agences locales mais comment s’y reconnaître ?
1) Il y a tout d’abord des petits tests très simples à réaliser : vous tapez agence locale Vietnam puis Laos ou encore Thaïlande et pourquoi pas Myanmar, si le nom d’une agence se présentant comme agence locale Cambodge apparait à nouveau en proposant des services sur ce pays alors oubliez c’est un usurpateur ! Je ne cite pas de noms et vous laisse le plaisir de les découvrir vous-même !
2) Vous pouvez également entrer en contact avec cette agence et lui demander un combiné ou une extension sur un autre pays que le Cambodge ? S’il vous répond oui vous saurez que là aussi vous avez à faire à un usurpateur à moins que comme nous le faisons chez Wam tour il ne vous propose des services sur ces autres pays via une autre agence locale implantée dans le pays proprement dit avec qui il coopère, il doit alors vous proposer de vous mettre en relation avec cette agence ou de gérer tout le dossier pour vous faciliter les choses si vous le souhaitez.
3) Enfin il y a des noms de grands groupes qui se présentent comme réceptifs locaux sur de nombreux pays et là même pas besoin de faire de recherche pour les éliminer, ces derniers sous-traitent avec de petites agences locales de plus ou moins bonne qualité et en les faisant travailler avec de très faibles marges, par contre votre facture risque d’être « salée », qui se « sucre » au passage ? Pour eux peu importe que vous soyez satisfaits ou non, ce qui est important c’est l’argent, uniquement l’argent ! Avec de gros budgets publicitaires c’est toujours facile d’appâter les petits poissons…. A chaque campagne et avec un bon référencement mensonger sur le net ont rempli facilement ses filets ….. Enfin tant que les « poissons » seront naïfs

Heureusement il y a déjà un grand nombre de personnes qui ont utilisé les services d’une vraie agence locale et qui n’ont qu’une envie : recommencer !
Pourquoi ?
1) Supprimer les intermédiaires
2) Etre en contact directement avec un expert local
3) Pouvoir « fabriquer » en concertation avec ce dernier un voyage qui correspond à vos envies et à votre budget
4) L’argent que vous payez profite directement aux locaux et ne va pas dans les poches des patrons des grosses entreprises, les petites agences comme Wamtour participent souvent à des œuvres caritatives locales et viennent directement en aide aux plus démunis.

Résultat : Un séjour réussi ! Pas de surprise !
Et comme le disent souvent nos clients : C’étaient même mieux que ce que nous ne l’avions imaginé !
Eh bien nous chez Wam cela nous rend heureux ! Heureux comme tout artisan que l’on remercie après un travail de qualité !

Gérard Thevenet / Wam Tour

LES PIERRES SEMI-PRECIEUSES DU RATTANAKIRI

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Ce qui m’a le plus interpellé lors de ma visite du Rattanakiri en juin 2014 c’est tous ces pauvres gens qui cherchent des pierres semi-précieuses en creusant des puits étroits à la verticale pouvant descendre jusqu’à 12 mètres de profondeur. Ils étaient des centaines sur le site, des dizaines et des dizaines de puits avec au fond de chacun d’eux un homme qui remplit des seaux de terre qu’un autre remonte à l’aide d’une corde qui s’enroule autour d’une poulie artisanale.

A la surface des femmes qui travaillent également et qui cuisinent pour les hommes. Un spectacle hallucinant ressemblant à une vaste fourmilière, à part qu’ici les fourmis sont des hommes.
Lorsque des visiteurs arrivent, tous se précipitent pour tenter de vendre leurs maigres récoltes, des pierres bruts de toutes tailles qui lorsque que l’on est néophyte comme moi il est bien difficile d’estimer la valeur. Il est vrai que je jour-là j’en ai acheté plusieurs non pas dans l’espoir de m’enrichir ou de faire une bonne affaire mais plutôt pour aider ces pauvres personnes qui trimaient dur pour presque rien.

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Nous sommes repartis ma collaboratrice et moi avec chacun une poignée de pierres qui pour elles étaient précieuses et pour moi pas du tout. Parfois j’ai le sentiment de me faire avoir mais je me laisse faire histoire de venir en aide à des personnes plus défavorisées que moi…..cela s’appelle être pris pour un pigeon et l’accepter de bon cœur !

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Gérard Thevenet / Wam Tour

LA RECETTE MAGIQUE POUR NE PAS DEVENIR RICHE

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Les règles de base pour réussir la recette :

  1. Être foncièrement honnête
  2. Ne pas avoir envie de faire aux autres ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse
  3. Aimer avant tout les mercis ! Aimer que l’on vous aime !
  4. Aimer les challenges plus que l’envie de devenir riche
  5. Aimer faire plaisir
  6. Penser aux autres avant de penser à soi-même

Si vous ne possédez pas tous ces défauts alors il y a peu de chance pour que vous réussissiez à rester pauvres.

Il faut d’abord se débrouiller pour recevoir des demandes de clients potentiels, pour cela il faut avoir beaucoup de relations et/ou un site internet bien référencé.
Ensuite il faut leur faire des propositions honnêtes, leur proposer des services :
1) Des hébergements que vous connaissez parfaitement, que vous avez soigneusement inspectés, que vos clients précédents ont appréciés. Vous avez tout analysé : La qualité de l’accueil, du service, le confort des chambres, la propreté, l’environnement, etc….
2) Des guides triés sur le volet, des personnes connaissant parfaitement leur travail, une bonne connaissance générale, parlant parfaitement la langue de leurs futurs clients et par-dessus tout aimables et avenants. Des guides qui ne vont ne pas entrainer les clients dans les magasins de souvenir à la recherche de quelques commissions.
3) Fournir des moyens de locomotion adaptés, des véhicules en bon état général et propres, des chauffeurs prudents et qui possèdent un vrai permis de conduire, ce qui est encore assez rare au Cambodge. Et enfin l’assurance, la plupart des véhicules au Cambodge ne sont pas assurés, il faut exiger que le véhicule soit assuré !
4) Comprendre les gouts des clients, leurs proposer des visites et des activités qui leurs correspondent, les conseiller pour leurs éviter toutes sortes d’arnaques coutumières au Cambodge comme dans tous les pays touristiques.
5) Calculer une marge raisonnable afin que vous puissiez payer correctement vos collaborateurs, leurs permettre d’avoir une vie décente, que vous puissiez payer le loyer et les frais de fonctionnement de votre bureau, vos frais de repérage à travers tout le pays et enfin que vous puissiez vous allouer un salaire convenable pour faire vivre votre famille.

Donc voilà si vous avez suivi scrupuleusement mes conseils votre plat sera parfaitement réussie et je vous le garanti vous ne deviendrez jamais riche, à moins que vous ne gagniez une grosse somme au loto mais en tous les cas surement pas en exerçant ce métier.
Pour terminer si la recette rate et que vous vous enrichissez c’est sans doute parce que vous êtes malhonnêtes, peu scrupuleux, que cela ne vous fait rien de faire aux autres ce que vous n’aimeriez pas que l’on vous fasse, vous n’aimez pas votre prochain, vous n’en avez que faire des mercis, tout ce qui vous intéresse c’est l’argent ! Alors là oui vous allez sans doute vous enrichir et sachez que vous ne risquez pas grand-chose car si vous vivez dans un pays comme le Cambodge ou il y a des lois mais pas de justice, ce sera facile !

Eh puis dites-vous bien que beaucoup des clients que vous aurez arnaqués n’iront pas vous dénoncer car finalement c’est un peu comme pour un viol, quand on s’est fait baiser on n’aime pas s’en vanter !

Personnellement je vais rester « pauvre » et honnête car j’ai été élevé comme ça, mon grand-père que j’adorais disait toujours cette phrase : « Tant que le matin quand on se rase on peut se regarder dans le miroir, les yeux dans les yeux c’est que tout va bien ! », pour moi tout va bien !

Chaque fois que je reçois un message de remerciement d’un client je suis aussi fier que lorsque je recevais un bon point à l’école, je le montre à toute mon équipe, nous sommes heureux ! Mission réussie ! Thyda et Kalyan, deux de mes fidèles collaboratrices éprouvent les mêmes sentiments à chaque fois qu’elles reçoivent ce genre de message ! D’avoir réussi à leur inculquer cela j’en suis fier ! Et finalement je suis beaucoup plus riche que tous ceux qui ont des comptes en banque bien garnis. A méditer…….

Gérard Thevenet / Wam Tour

PHNOM PENH

Sohyer photos 057Une ville en pleine mutation mais qui a su conserver un certain charme surtout dans les quartiers qui longent la rivière Tonlé Sap entre le monument de l’Indépendance et le pont japonais, c’est dans ce carré magique que se trouve le Palais Royal, le Musée National, le Vat Phnom et le marché central.
De grandes tours comme dans toutes les villes modernes se dressent vers le ciel tout autour de ces vieux quartiers, aux heures de pointes circuler dans cette ville est un véritable cauchemar, il faut des heures pour la traverser. J’y ai passé 6 ans de ma vie mais c’était avant les années 2000, au siècle dernier, la circulation était fluide et la vie y était agréable, dorénavant pour rien au monde je n’aimerai y vivre, il est que lorsque l’on approche de la soixantaine comme moi, on aime la tranquillité, les jeunes rêvent de vivre dans la capitale attirés par les magasins et centres commerciaux moderne et les différentes animations proposées : cinémas, bowling, discothèques, karaokés, restaurants, etc…..

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Lors de votre découverte du Cambodge il est cependant important de faire un détour par Phnom Penh après Angkor, ne serait-ce que pour visiter le Musée National qui renferme de véritables trésors et puis en profiter pour visiter le palais Royal tout près. Si vous avez quelques moyen ne vous privez pas de découvrir le Phnom Penh d’avant avec les visites proposées par mon ami Jean-Michel Filipi, un éminent linguiste, amoureux tout comme moi de ce pays et qui en connait long dans toutes sortes de domaines qui vont de l’histoire, de la langue khmère qu’il pratique à merveille ainsi que d’autres langues utilisées par des minorités, et de nombreux autres sujet, bref il est incollable sur tout ce qui est en rapport avec ce pays, il organise des visites de Phnom Penh à sa façon , et c’est vraiment une manière originale de découvrir aux travers de ruelles que vous n’auriez oser emprunter seul des restes d’une église, des constructions datant du protectorat avec une architecture coloniale ou chinoise et bien d’autres merveilles encore mais je ne suis pas là pour dévoiler tous les secrets de Jean-Michel, c’est un excellent orateur, il y a quelques années il nous a fait visiter la région de Kep et de Kampot avec mes collaborateurs khmer et un ami de ma fille qui était australien, eh bien toutes la journées il a commenté toutes les visites en trois langues : Français, Anglais et cambodgien . Je dois préciser qu’il en parle de nombreuses autres.

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Gérard Thevenet / Wam Tour

POURQUOI ME SUIS-JE INSTALLE AU CAMBODGE IL Y A PLUS DE 20 ANS ?

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En 1993 lorsque j’ai visité le Cambodge pour la première fois j’ai immédiatement eu un coup de cœur pour ce pays et ce pour plusieurs raisons :
– C’était un pays dévasté qui ne s’était pas encore remis de la barbarie khmère rouge mais encore moins de l’occupation vietnamienne qui a suivi, durant plus d’une décennie ces derniers ont complètement pillé le pays, si vous recherchez des antiquités cambodgiennes allez au Vietnam c’est là qu’elles se trouvent. La misère était partout, la saleté aussi : A Phnom Penh les égouts étaient à ciel ouvert et les immondices jonchaient les rues. C’est ce qui m’a séduit, je me suis dit ce pays va se reconstruire, ici il y a des possibilités de s’établir et de réussir.
– La seconde raison est que j’aime cette population, leur façon de vivre, leurs traditions, leur esprit de famille, ici il n’y a pas de mouroir comme chez nous ou on mets les vieux pour s’en débarrasser, ici les grands-parents restent avec leurs enfants et s’occupent de leurs petits-enfants, ce sont sans doute mes racines paysannes qui font que j’apprécie ces traditions, dans mon enfance c’était comme ça, mes grands-parents m’ont tant appris et ont fait de moi l’homme que je suis aujourd’hui, ils y ont beaucoup plus contribué que mes parents que mes parents trop occupés par leur travail. Lorsque les vieux n’ont pas de famille au Cambodge ils se réfugient à la pagode et terminent leur vie ici et franchement je crois que c’est mieux de finir comme cela près des bonzes que maltraité dans une quelconque maison de retraite ou l’on ne s’intéresserait qu’à largement que vous leur rapportez chaque mois.
– La troisième raison c’est qu’en 1994 j’ai épousé Da, une petite vendeuse de marché, à l’époque elle avait 19 ans et elle louait un petit emplacement sur un marché où elle vendait de la viande. De cette union est né Nicolas Sey qui a maintenant 19 ans. Mon épouse ne se prénomme plus Da mais Isabelle car lorsqu’elle a acquis la double nationalité elle a également eu l’opportunité de pouvoir changer de prénom.
Je n’ai jamais regretté mon choix malgré quelques moments difficiles pour réussir mon intégration et dans mes affaires, lorsque je vois ce qui se passe dans mon pays d’origine la France : le taux de chômage, la situation politique, la mentalité des gens qui trouvent normal d’être sans cesse assistés qu’il me semble qu’ils en font même une profession et toujours en train de se plaindre tandis qu’ici au Cambodge même les plus pauvres et même souvent les plus pauvres continuent à sourire, à relativiser, à se chercher des petits boulots pour survivre…UN AUTRE MONDE VRAIMENT ET C’EST CELUI-LA QUE J’AIME ! C’est la vie que j’ai choisi et pour rien au monde je ne souhaiterai en changer.
Gérard Thevenet / Wam Tour

LE CAMBODGE ET SES CROYANCES

DSC_0027S’il y a vraiment une chose en quoi les cambodgien croient vraiment ce sont les fantômes, des histoires de fantômes il y en a des milliers pour ne pas dires des dizaines de milliers, à les écouter de partout il y a des fantômes, en cambodgien on dit « Khmaoeil ».
Les cambodgiens disent : « Savez-vous pourquoi les chiens hurlent la nuit ? Réponse : Parce que eux ils voient les fantômes ! »
Je me souviens qu’un soir dans le milieu des années 90 un ami m’avait rapporté de Thaïlande une petite lumière laser qui produisait un faisceau de couleur rouge, c’était les tout débuts de ce gadget et peu de cambodgien en connaissait alors l’existence. Le soir venu j’avais fait semblant de m’endormir en laissant pendre mon bras sur le côté du lit, je j’avais pointé ma lumière en visant par-dessous le lit en direction de la porte de la chambre, mon épouse cambodgienne aperçu alors cette petite lumière rouge qui dansait sur le bois de la porte. Elle me dit : « Gérard ! Gérard ! Réveilles-toi ! Réveilles toi ! Regardes sur la porte la petite rouge ! Regardes je crois que c’est un fantôme ! ». Evidemment j’éteignis mon laser et me penchais pour regarder, je luis dit : « Je ne vois rien ! Laisses-moi dormir ! Je suis fatigué ! », je fis semblant de me rendormir et je rallumais le laser. « Gérard ! Regardes ! Regardes ! »…….La scène se répéta 4 fois de suite jusqu’à ce qu’excédé par mon attitude elle aille réveiller notre employées de maison qui dormait à côté et l’invita à venir dans notre chambre pour voir le « fantôme ». Je fis à nouveau semblant de m’endormir et ralluma le laser. Mon épouse et la bonne sautèrent alors du lit et chacune avec une tong à la main elles frappaient le mur pour essayer d’atteindre cette lumière rouge qui se déplaçait de plus en plus vite sur la porte puis sur le mur de la chambre, cela dura plusieurs minutes…. Ne pouvant plus contenir la crise de rire qui couvait en moi je finis par me trahir et elles découvrirent ma forfaiture ! Si je me souviens mon épouse a mis plusieurs jours avant de daigner à nouveau m’adresser la parole après m’avoir copieusement insulté ce soir-là !
La morale de cette petite aventure est qu’il ne faut pas plaisanter avec les croyances !
Gérard Thevenet / Wam Tour

KRATIE ET L’ILE DE TRONG

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C’est une charmante petite ville qui s’étale au bord du Mékong, ici la vie semble s’écouler doucement, le Mékong y est sans doute pour quelque chose…. En remontant le fleuve de quelques kilomètres nous arrivons au point d’embarquement ou se trouvent les petites embarcations qui partent à la recherche des fameux dauphins de l’Irrawaddy, des animaux qui ne possèdent pas un grand nez comme leurs cousins qui vivent dans les eaux salées. C’est à chaque fois un plaisir que de naviguer en scrutant les flots pour apercevoir le museau ou le dos de l’un de ces bestiaux. Chaque fois que je suis venu j’ai eu la chance d’en apercevoir et c’est vraiment génial. Je crois qu’il faut en profiter car les vilains projets de construction d’un barrage sur le fleuve mythique risque bien de causer leur disparition, mon conseil c’est de venir les admirer rapidement !

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En face de Kratié il y a une île superbe, c’est l’île de Trong, un endroit qui vit hors du temps, la population de cette île est accueillante, elle y exerce divers métiers allant de l’agriculture à l’artisanat, des façons de travailler à l’ancienne qui ont tendance à disparaître rapidement dans le Cambodge moderne. Pas de voitures mais des charrettes, des paysans souriants, des pêcheurs burinés et une terre riche dont les hommes ont fait un verger.

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Il est possible de parcourir l’île de différentes manières : les deux premières sont écologiques, il s’agit de vos pieds ou de vélos que vous pouvez louer sur place, la troisième est de recourir pour les moins courageux aux services d’une moto taxi, il y en a plusieurs sur l’île. Il est également possible de dormir sur l’île, tout d’abord au Rajabori Villas, un lieu paradisiaque, un paradis, des villas enfouies dans la végétation, une superbe grande piscine, un restaurant de qualité, que demander de plus ? Pour les moins fortunés ou les personnes en quête d’expériences il y a également deux « homestays » sur l’île, des hébergements chez l’habitant, des gens charmants qui vous offrent le gite et le couvert pour quelques dollars en chambres individuelles ou en dortoirs.
Gérard Thevenet / Wam Tour

LE TEMPLE TANT CONVOITE : PREAH VIHEAR

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Le Temples de Preah Vihear est maintenant tout à fait accessible en voiture depuis Siem Reap, ce trajet s’accomplit en 2 voir 3 heures si l’on prend son temps, cette visite peu donc se réaliser en une journée enDSC_0015 partant assez tôt le matin mais personnellement je vous conseille de partir un après-midi et de passer une nuit sur place , il y a maintenant n vrai hôtel sur place, le Preah Vear Boutique hotel, une petite merveille, je n’y ai séjourné qu’une nuit mais j’y serais bien resté quelque jours tant j’ai trouvé cet établissement agréable, de belle chambres donnant toutes sur la piscine qui est magnifique, un restaurant à l’étage très bien agencé ou l’’on y sert des plats occidentaux et asiatiques parfaitement convenables à des prix tout à fait démocratiques.   DSC_0022

 

 

Mon conseil est de se lever tôt et aussitôt après avoir dégusté le sympathique petit déjeuner servit par l’hôtel il faut se diriger vers le départ des pickup qui gravissent les pentes abruptes pour atteindre le sommet ou est érigé ce splendide temple. Le matin ce lieu est magique, il s’en dégage une atmosphère empreinte de Mystères, et là cette découverte prend une toute autre signification , c’est un souvenir que vous garderez en vous jusqu’à la fin de votre existence, cette impression je l’ai ressenti il y a 8 ans lorsque j’ai visité ce site pour la première fois avec mon cousin cambodgien Nim, j’avais vécu des instants vraiment étonnants, j’y suis retourné il y a quelques années avec des amis à la période où la Thaïlande revendiquait ce site et avait massé des troupes à la frontières, nous étions montés pour apporter de la nourriture et un peu de réconfort aux soldats cambodgiens massés autour du temples, nous avions d’ailleurs passé la nuit avec eux sous la tente, là c’était très différents, mais cette année en mai lors de mon repérage j’ai voulu retenter l’expérience vécue 8années auparavant ! Et j’ai à nouveau vécu des instants fantastiques !

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Gérard Thevenet / Wam Tour
Désormais j’en suis persuadé Preah Vihear se visite de préférence tôt dans la matinée !

LES CHARMES DU MONDULKIRI

BousraS’il y a une province que j’affectionne c’est bien le Mondulkiri, et si ce n’était la distance je pense que j’irai encore plus souvent. Pourquoi j’aime cette province ?
– Il y a encore des forêts, de belles forêts pour ne pas dire jungle, un lieu idéale pour les treks, les balades à dos d’éléphants et pour les plus courageux en vélo, je dis les plus courageux car dans le Mondulkiri ça monte et ça descend donc à vélo il faut avoir de bons mollets. Les excursions sont extraordinaires, c’est tellement varié, en plus de la jungle il y a des prairies, dans les années 1990 le patron de médecin du monde au Cambodge, Le regretté Jean‐Claude Prandy qui gérait pour l’association un dispensaire à Sen Monorom le chef-lieu de la province, à une époque où la route pour y accéder n’avait pas encore été rénovée, ou il y avait seulement une liaison aérienne par semaine, me disait souvent : « C’est incroyable comme ce lieu vallonné avec ses vertes prairies me rappelle ma Normandie » et moi fils d’agriculteur et petit-fils de marchands de bestiaux cela me faisait rêver, je m’imaginais éleveur de vaches normandes dans le Mondulkiri, surtout qu’à cette époque le gouvernement donnait des terres pour pratiquement rien à qui s’engageait à les exploiter. Mais mon épouse a brisé mon rêve en me disant ceci : « Je n’irai jamais vivre là-bas ! Il faut choisir ton fils et moi ou le Mondulkiri ! »
– De nos jours on y trouve de l’élevage, des plantations de café, de thé, et des avocats, l’avocat du Mondulkiri est réputé à travers tout le Cambodge.

Café (1)     Il y a également une importante production de miel et également des fraises car dans les années 90 une équipe d’aventuriers avait décidé d’installer une production de fraises dans le Mondulkiri, il avait fait venir pour cela un maraîcher de Carpentras, un spécialiste, mon ami André, il me disait avec son bel accent du sud : « Mes parents sont maraîchers sur la route de Carpentras, celle qui mène à Orange ! » . Bref c’est grâce en partie à André notre maraîcher de Carpentras s’il y a des fraises dans le Mondulkiri.

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Je ne me souviens plus exactement pourquoi cette affaire a capoté, André m’avait raconté que la pompe branchée à un tracteur agricole pour irriguer les fraises avait été en panne et que les pièces avaient tardé à arriver ce qui fait qu’une grandes partie des fraises étaient mortes de soif. En écrivant ceci cela me rappelle une confidence d’André : « Tu sais Gérard, là-haut c’est la misère, c’est dure pour moi, je n’ai pas de copine, heureusement que ma femme de ménage qui est pourtant mariée accepte de me faire plaisir de temps en temps…. »

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– Les chutes d’eau de Bousra restent un lieu incontournable lors de la visite de cette province.
Gérard Thevenet / Wam Tour

L’EXPEDITION A PHNOM BANON

DSC_0017  Phnom Banan ( Battambang )S’il est une province au Cambodge ou la population a la réputation d’être accueillante c’est bien celle de Battambang, ici les portes des maisons s’ouvrent facilement, on aime vous recevoir, on aime vous faire plaisir et cela je le constate chaque année lors de mes visites de repérages.
Lors de mon dernier passage en mai 2014 j’avais décidé de rejoindre le Phnom Banon à Vélo depuis notre hôtel, soit 25 kms aller et autant pour le retour. Bien qu’étant parti assez tôt la chaleur nous a vite rattrapé et ma jeune collaboratrice Netra a rapidement commencé à se plaindre de ce que je lui faisais endurer, elle disait : « Me faire pédaler par une chaleur pareille c’est inhumain ! As-tu envie de me faire mourir ? ». Moi le vieux blanc à l’aube de la soixantaine je pédalais en écoutant les jérémiades de cette jeune fille de vingt-cinq ans qui manquait d’endurance et de motivation.
Au bout de 20 km je crève, première réparation chez un petit artisan local, il colle une rustine à chaud sur la chambre à air, cela me rappelle ma jeunesse en France, le réparateur de mon village opérait de la même manière. Cout de la réparation 2000 Riels soit 50 cents, je lui offre royalement un dollars et le prie de garder la monnaie. Mon accompagnatrice a eu le temps de récupérer et ses plaintes ont disparues.
Nous faisons halte ensuite chez le seule producteur de vin de la province et je crois du Cambodge bien que j’ai entendu dire que dans la région de Pursat on produit du vin à partir de grappes sauvages récoltées dans la forêt. Ici ce sont des vignobles, de vrais vignobles, mais franchement au niveau des méthodes de vinification ils ont encore beaucoup à apprendre, j’avais gouté il y a quelques années, j’ai voulu retenter l’expérience et ma déception a été toute aussi grande, du vinaigre ! Et pas le meilleur ! Enfin heureusement nous avons pu nous rincer la bouche avec du jus de raisin délicieux provenant de la propriété. Cette expérience me rappelait ma jeunesse lorsque j’aidais mon père agriculteur et entrepreneur de battages, nous allions de ferme en ferme moissonner chez les autres paysans, l’un d’entre eux le sieur Alibert agriculteur à Saint Maurice de Gourdans, mon village natal, produisait lui-même son vin et oubliait de laver et de rincer et ces tonneaux chaque année, ce qui fait qu’il produisait une piquette dont le vin de Phnom Banon n’avait rien à lui envier. Chaque Année nous devions gouter le merveilleux « vinaigre » d’Alibert, mon père disait : « allons fais un effort, bois, sinon il va se vexer et nous allons perdre un client ! ». Donc depuis très jeune je possède une certaine expérience pour ce genre de dégustation.

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Nous visitons ensuite le fameux Phnom Banon, après 25 km à vélo, gravir les centaines de marches qui nous séparent du sommet de la colline ou sont érigés les temples est à nouveau une redoutable expérience pour la jeune fille qui m’accompagne.

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Sur le trajet retour seconde crevaison, réparation , puis quelques kilomètres plus loin troisième crevaisons, les rustines ne tiennent pas, je décide de rechercher un tuk tuk, moyen de locomotion locale pour y charger nous et les vélos, cette idée redonne le sourire à Mademoiselle Netra qui à partir de cet instant je le ressent bien recommence à m’apprécier ! Nous arrêtons sur le bord de la route chez un couple de pauvres gens qui vend des bricoles comestibles, nous leur demandons s’ils connaissent un tuk tuk, ils nous donnent un numéro de téléphone, notre sauveur va arriver mais dans 45mn seulement. Nos hôtes qui sont vraiment de pauvres gens nous proposent alors de partager leur repas, un bouillon d’herbes avec quelques morceaux de poisson, du riz et de l’ananas, nous nous devons d’accepter et franchement j’ai vu un sourire de satisfaction se dessiner sur leurs visages. Quelle leçon ! Ne pratiquement rien posséder et pourtant partager ! Beaucoup de pauvres cambodgiens sont comme ça !
Gérard Thevenet / Wam Tour