Archives mensuelles : août 2014

Ce que je n’aime pas au Cambodge

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On a beau adorer un pays et sa population il y a toujours de petites choses, des détails qui vous déplaisent, personnellement il y en a plusieurs et je vais vous les énumérer ci-dessous :
1) L’attitude de certains riches cambodgiens envers les plus pauvres, les cambodgiens riches en général méprisent les plus pauvres, ils les traitent comme des moins que rien, leur attitude me fait beaucoup penser à l’Inde avec ses castes. Finalement autant j’aime le peuple autant je déteste tous ces parvenus qui se prennent pour des êtres supérieurs. Ils me donnent juste envie de vomir. Heureusement qu’ils ne sont pas tous comme ça.
2) Le manque d’éducation des jeunes cambodgiens qui passent devant vous à la caisse des supermarchés par exemple, qui vous bousculent, je n’apprécie pas du tout ce genre d’impolitesse.
3) Les chauffeurs de tuk tuk qui braillent dans la rue, qui agressent les passants en criant « Do you want tuk tuk ? Do you want tuk tuk? Do you want tuk tuk? », Ils me font même le coup lorsqu’ils me voient descendre de ma voiture.
4) Les jeunes qui zigzag à toute allures aves leurs motos entre les voitures, c’est très dangereux.
5) Les mendiants professionnels qui n’ont aucun handicap et qui harcèlent les touristes.
6) Les enfants que l’on force à mendier
7) Je n’aime pas les œufs couvés, un met apprécié des cambodgiens qui consiste à manger des œufs de canard couvés pendant 19 jours (moins 2 jours avant la naissance). Je n’ai jamais eu le courage de tenter l’expérience.
8) Les fonctionnaires corrompus qui viennent vous racketter.
9) Que les étrangers payent plus chers que les locaux les billets d’avion et les billets de bus.
10) Les filles cambodgiennes qui se marient par intérêt et/ou par obéissance avec le mari que choisissent les parents alors que toutes pleurent devant les films romantiques relatant de belles histoires d’amour.

Gérard Thévenet / WAM / Agence de Voyage Locale au Cambodge

LA CORRUPTION AU CAMBODGE

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Au Cambodge la corruption fait partie de la vie de tous les jours, elle est tellement présente de partout que pour beaucoup c’est normal.
Dans ce pays un fonctionnaire n’occupe pas un poste pour obtenir un salaire, non pas du tout il occupe ce poste par rapport à ce que sa position va lui permettre de racketter et en voici quelques exemples :
– Aux intersections durant la journée il y a presque toujours un petit groupe de policiers, le nombre varie en fonction de l’importance du carrefour, plus c’est stratégique plus il y a de policiers, plus le policier est véreux plus il sera placé dans un point important ! Et là que se passe-t-il ? Eh bien on rackette ! On attend les motos : Celui qui n’a pas de casque, celui dont les papiers ne sont pas règle, celui qui commet une petite infraction, etc…On l’arrête et on lui demande de payer une certaine somme d’argent sinon on lui confisque le véhicule ! A noter que l’on arrête rarement les voitures et encore moins quand c’est des 4X4 rutilants, là on pourrait avoir affaire à des gens riches, à des gens de pouvoir ! Mieux vaut ne pas prendre de risque ! En fin d’après-midi on rentre au poste et l’on se partage le butin de la journée, la plus grosse part va évidemment aux supérieurs qui distribuent les emplacements. La nuit tombée vous pouvez retirer vos casques, vous pouvez griller les feux, ressortir vos motos qui n’ont pas de papier, les policier sont rentrés et ne reviendront pas avant demain. A noter que l’on n’arrête pas souvent les étrangers, est-ce pour ne pas avoir de problème ? Est-ce un problème de langue, de compréhension ? Y aurait-il une note de service interne qui le stipule ? Si toutefois un jour cela vous arrive demandez au policier qui vous a arrêté de vous dresser une vraie contravention, vous ne refusez pas de payer mais vous voulez un reçu en règle, si la faute n’est pas grave il va vous laisser partir ou au pire vous allez payer une petite poignée de riels, rien à voir avec ce qui était demandé au début.
– Dans la campagne et aux entrées des villes il y a carrément des postes de contrôle avec des barrières ou des chicanes en travers de la routes, là ce sont les véhicules des transports qui sont visés, les camions, les minibus, les voitures et mêmes les motos tirant des remorques, tout le monde doit payer, et tous connaissent le tarif car souvent le véhicule ne fait que ralentir et le chauffeur ou le co-pilote jette le billet par la fenêtre de la portière. Si vous êtes étranger vous passez, rien à payer ! Il y a quelque année à la saison creuse j’avais offert des vacances à mes collaborateurs cambodgiens dans le Mondulkiri et c’est moi qui conduisait le minibus de l’agence, à un moment donné nous avons aperçu au loin un de ces points contrôle , j’étais le seul blanc à l’intérieur du véhicule, je me suis alors entortillé la tête dans un Krama (pièce de tissu cambodgienne multiusages) et je portais des lunettes de soleil, ne voyant aucun blanc à l’intérieur du véhicule les policiers le stoppèrent, lorsqu’ils s’approchèrent de moi je découvris mon visage et là ils sursautèrent et l’un d’eux me cria : « Taeu !Taeu ! » ce qui signifie vas-t-en ! Honteux d’avoir été bernés, mon équipe était morte de rire !
– Lorsque vous avez un accident de la circulation la police embarque les véhicules même peu endommagés, dans ce cas un bon conseil, prenez des photos de tout le véhicule car lorsque vous retournerez le chercher il risque d’en manquer des morceaux ou certaines pièces risquent d’avoir été remplacées par d’autres plus usagées.
– Lorsque je me suis marié en 1994 je devais faire traduire mes document officiels en cambodgien auprès du ministère des Affaires Etrangères, cette formalité est en principe gratuite mais l’employé à ma grande stupéfaction me réclama 400 us$, je lui avais répondu que ce n’était pas possible, que je savais qu’il avait un petit salaire, une famille à nourrir et que je voulais bien le gratifier avec 20 us$ voir 30us$ mais pas plus§ Eh bien il n’y a rien eu affaire il n’a jamais accepté de traduire et à l’époque c’est un employé de l’Ambassade de France qui a traduit ces documents et la secrétaire du consul de l’époque les a envoyé à Nantes en stipulant que cela n’avait pu être réalisé par le Ministère des Affaires Étrangères à cause d’un niveau de corruption trop élevé.
C’est aussi ça le Cambodge mais continuez à venir visiter ce beau pays, les étrangers ne risquent pas grand-chose, ce sont les pauvres locaux qui subissent.
Le gouvernement tente de lutter contre tout cela, de temps en temps on voit un chef des taxes se retrouver en prison, un policier muté, etc… mais la gangrène est si profonde que le mal sera très dur à éradiquer !
Un jour un vieux professeur d’université cambodgien m’a dit, il y a eu deux grands problèmes au Cambodge, d’abord les khmers rouges qui ont tué et fait souffrir tant de gens puis les forces des Nations Unies et ceux qui les accompagnaient qui en matière de corruption ont enseigné aux cambodgiens tout ce qu’ils ne savaient pas encore !

Gérard Thévenet

Les Karaokés au Cambodge….

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Dans tout le pays les karaokés sont omniprésents, les cambodgiens adorent chanter, ils sont nombreux d’ailleurs à avoir de belles voix et à chanter juste.
Il y a par exemple à Siem Reap plusieurs établissement que l’on peut qualifier de karaoké de luxe car ils sont composés de plusieurs salons climatisés avec des canapés et pouvant accueillir de 10 à 50 clients.
Les hôtesses vous présentent des classeurs avec des milliers de titres de chansons dans différentes langues (cambodgiens, chinois, coréen, anglais et même dans certains en français), vous choisissez vos titres, on vous donne un micro et c’est parti….
Lorsque les hommes viennent seuls, à peine êtes-vous installés qu’une pléiade de jeunes hôtesses pénètrent dans la salle, vous devez alors choisir votre « cavalière » pour la soirée, ce qui n’est pas obligatoire. Votre nouvelle compagne va tout au long de la soirée vous tenir compagnie, chanter, beaucoup chantent très bien, mais surtout leur mission principale est de vous faire consommer et de de « trinquer » avec vous environ toutes les trois minutes. Avec les consommations on dispose également de nombreuses assiettes contenant de la nourriture (fruits frais et séchés, viandes et poissons séchés ou grillés, etc.), ces assiettes sont recouverte de films plastiques, dès que le film est ôté, l’assiette est facturée.
Il nous arrive à mon équipe de collaborateurs locaux et moi-même de terminer une soirée dans l’un de ces lieux (sans les hôtesses), je trouve que c’est un endroit sympa ou l’on peut chanter, danser et se détendre.
Une soirée comme celle-ci va vous couter au minimum une centaine de dollars us pour tout le groupe et cela inclus la location du salon, la musique, les boissons et nourriture.
Il est très rare de rencontrer des occidentaux dans ce genre de lieux, ces derniers préfèrent les discothèques et les bars du centre-ville.

Gérard THEVENET / WAM TOUR

LA PEDOPHILIE AU CAMBODGE

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Ce qui me fait horreur dans ce pays c’est que les pédophiles n’encourent que des petites peines de prison, il semblerait que dans ce pays s’en prendre à un ou à des enfants ne soit pas une faute grave. C’est écœurant !
Ce qui est encore c’est que certains lorsqu’ils sont condamnés, nous avons connu le cas avec un pervers russe à Sihanoukville, obtiennent le pardon Royal et sont libérés ! Comment le bon Roi Sihamoni qui semble être un homme de bien peut-il affranchir de telles ordures ?
Le Cambodge n’est pas le seul pays à être laxiste dans ce domaine, il y a quelques années alors que j’étais installé à Phnom Penh un employé du Centre Culturel français à Phnom Penh, un français s’était fait prendre en flagrant délit dans un hôtel de Bangkok, il y avait plusieurs enfants nus avec lui dans sa chambre d’hôtel et il tournait des vidéos pornos, il avait été arrêté et emprisonné, quelques mois plus tard il était libéré, d’après les rumeurs après que quelqu’un ait versé une grosse somme d’argent. Nous n’avons plus entendu parler de lui, enfin pendant quelques années, un jour un ami qui vivait au Cambodge au moment des faits s’était expatrié en Guyane revu notre pervers dans un restaurant à Saint Laurent des Maroni, il dînait dans un restaurant avec un enfant d’une douzaine d’années avec qui il semblait entretenir une tendre relation ! Cette crapule avait dit qu’il travaillait dans cette ville et toujours pour une mission culturelle française.
Durant la seconde moitié des années 90 un autre prédateur racolait ses victimes à Phnom Penh, il s’agit de Christian Hennion, alors journaliste au journal Libération, il avait été arrêté à Phnom Penh dans son appartement en compagnie de plusieurs jeunes enfants, emprisonné dans cette ville, les services consulaires lui faisait livrer chaque jour des repas, ce qui me semblait normal, quelques mois plus tard il a été libéré pour être expulsé vers la France, je me souviens que le consul de France de l’époque l’avait récupéré à sa sortie de prison et était allé déjeuner avec lui dans un restaurant de la ville avant de le conduire à l’aéroport, cela par contre je ne trouve pas cela très cool, quel besoin pour un Consul d’aller s’asseoir à la même table qu’un aussi sinistre individu ?
Que cet article ne donne pas des mauvaises idées à quelques malfaisants car sachez que si la justice cambodgienne est clémente à votre sortie de prison vous aurez de grandes chances d’être expulsé vers la France ou des tribunaux beaucoup moins tendres vous attendront.
Je n’ai parlé jusqu’ici des étrangers mais mon épouse qui est cambodgienne m’affirme que les abus d’enfants sont courants et perpétrés par des cambodgiens, elle me dit que dans les campagnes il arrive que lorsqu’un homme perd sa femme il choisit l’aîné de ses fille pour la remplacer dans les tâches ménagères comme au lit quel que soit son âge, et que cela arrive beaucoup plus souvent que l’on ne le croit.
Il ne faut pas oublier les bonzes dans les pagodes qui sont en concurrence direct avec nos curés pour ce genre d’actes sexuelles avec des enfants, dans ce domaine on entend beaucoup d’histoires et lisons pas mal d’articles relatant l’arrestation de tel ou tel bonze pour des abus sur des enfants.
Pour terminer, une autre pratique tout aussi peu reluisante que les précédentes, il existe une tradition , chez les chinois, qui dit que pour être chanceux en affaires il faut faire l’amour , si on peut appeler ça amour, avec une vierge, c’est un commerce florissant au Cambodge, il y a des entremetteurs ou entremetteuses qui recherches dans les familles pauvres des jeunes filles à « sacrifier », il va en couter à ce chinois souvent plusieurs milliers de dollars que vont se partager la famille et l’intermédiaire.

Gérard THEVENET / WAM TOUR

LE SITE D’ANGKOR SUBMERGE EN HAUTE SAISON

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Si vous venez à Angkor durant la haute saison touristique qui commence réellement début novembre et qui se termine fin mars il est prudent de réserver longtemps à l’avance car durant cette période il est difficile d’avoir un bon guide, les bon sont réservés plusieurs mois à l’avance voir quelquefois un an ou plus. Ensuite si vous ne vous y prenez pas assez tôt vous vous retrouverez avec un guide de second choix ou voir pas du tout de guide, en novembre, décembre et janvier cela arrive très souvent. Je parle des guides francophones, pour les guides anglophones qui sont beaucoup plus nombreux c’est moins compliqué.
Il en va d même pour les hôtels, si vous avez jeté votre dévolu sur tel ou tel établissement bien noté sur Tripadvisor ou autre…. Donc très prisé, n’hésitez pas à réserver longtemps avant également, au moment où j’écris cet article nous sommes en aout et lors de nos réservation nous avons la désagréable surprise d constaté que plus hôtels de Siem Reap affichent déjà complet pour la pick season qui va du 20 décembre au 10 janvier.
Donc un bon conseil réservez longtemps à l’avance, sinon vous aurez des surprises désagréables.

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Un second conseil si vous pouvez décaler votre séjour durant la basse saison entre début avril et fin septembre faites-le ! Vous circulerez plus librement dans les temples, pas besoin de faire la queue pour visiter tel ou tel site, je vous le garanti c’est un réel plaisir ! Vous pouvez de plus obtenir de meilleurs prix dans les hôtels proches d’Angkor et le pays est bien plus beau car il aura revêtu son bel habit vert qu’il porte chaque année durant la mousson. A Siem Reap mousson ne veut pas dire pluies du matin au soir, non pas du tout, dans la ville et sur tous le site d’Angkor nous ne voyons pas de pluie quelquefois durant plusieurs semaines et lorsqu’il pleut ce ne sont que des orages qui ne durent rarement plus d’une heure à part en septembre ou nous avons quelquefois de la pluie qui dure une journée entière.

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Gérard Thevenet / Wam Tour

LA MAISON ANCIENNE A BATTAMBANG

DSC_0050 Maison ancienne BattambangLors de mon dernier passage à Battambang il y a quelques mois j’ai été fasciné par une vieille dame dans la province de Battambang qui fait visiter sa maison, c’est une bâtisse en bois datant des années 1920 , c’est le grand père de cette dernière qui l’avait fait bâtir, les meubles sont toujours là, tout est rester en place y compris les portraits des grands-parents, des parents et d’autres membres de la famille.

DSC_0052 Maison ancienne BattambangElle nous explique que cette demeure a eu beaucoup de chance, durant la période khmère rouge le rez de chaussée servait de cantine, les lois de l’Angkar stipulait que tous les repas devaient être pris en commun, ici plus de 200 couverts étaient servis à chaque service, les dignitaires khmers rouges avaient interdit de toucher quoi que ce soit au premier étage.
La famille de cette dame a été moins chanceuse, tous ont été exterminés, y compris son mari et ses quatre enfants. Elle parle très bien français, elle était institutrice mais est maintenant à la retraite. C’est un puits de connaissances qui explique comment la maison a été construite, avec quels matériaux et pourquoi ces derniers ont été utilisés plutôt que d’autres. Elle peut aborder pleins d’autres sujet comme la préparation du riz ou encore le mâchage du bétel , j’ai d’ailleurs tourné deux vidéos sur ce sujet avec elle, vous pouvez découvrir sur YouTube :

DSC_0054 Maison ancienne BattambangTout au long de notre entretien une question me brulait les lèvres, comment se fait-il qu’elle ait pu récupérer son bien après le départ des khmers rouges ? Elle m’a expliqué qu’effectivement elle avait eu beaucoup de chance car dès le départ de ces derniers pourchassés par les forces vietnamiennes elle a été la première à pénétrer et à occuper ce lieu, et que personne n’avait oser l’en déloger.

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Passer par Battambang et ne pas lui rendre visite serait à mon humble avis une grave erreur !
Gérard Thevenet / Wam Tour

Souvenirs des années 90 au Cambodge : Max Vella

DSC_0025 - CopyAu milieu des années 90 lorsque j’étais le propriétaire du restaurant La Taverne sur le quai Sisowath à Phnom Penh j’ai fait la connaissance d’un personnage haut en couleur et dont la vie ressemblait à un roman d’aventure, il se nommait Max Vella.
Démobilisé au Cambodge à la fin des années 40 il est avait réussi à se faire engager comme cuisinier de Norodom Sihanouk, cuisinier au Palais Royal de Phnom Penh il me racontait ses aventures.
Il me parlait de Résidence Royale dans le Rattanakiri au bord du lac ou un soir ou le roi avait invité de nombreuses personnes à dîner sur la terrasse au-dessus de l’eau, les invités portaient des toasts et ensuite « à la russe » jetaient les verres dans le lac, il me dit avoir été obligé de recommander d’urgence d’autres verres à Phnom Penh, heureusement un avion partait chaque matin de la capitale pour livrer des croissants frais qui étaient fabriqués par le restaurant La Taverne, en face de la Poste, c’est d’ailleurs pour cela que j’avais donné le même nom à mon restaurant que j’avais créé sur le quai Sisowath.
Max en parallèle à son métier de cuisinier avait plusieurs autres occupations, il me racontait qu’il avait eu une plantation de café et me donnait des détails sur les méthodes de torréfaction à l’époque.
Il me disait avoir connu un charcutier français installé près du Marché Central (Phsar Thmey en cambodgien, pourtant Thmey en cambodgien signifie nouveau et pas central…) qui avait plusieurs camions qui lui rapportait des porcs de province, les camions étaient désinfectés et nettoyés puis repartaient avec des charcuteries qui était livrées sur toutes les provinces et même d’autre régions de l’Indochine.
Il m’expliquait avoir possédé à Sihanoukville un restaurant à 1km du port qui se nommait Chez Max La Plage.
Il avait également possédé une concession de bois dans la province de Stung Treng, il m’expliquait qu’une seule route conduisait à ce domaine et que son officier lorsqu’il était militaire, lui n’était que sous-officier, donc cet officier toujours en poste au Cambodge devait emprunter cette route pour faire ses inspections. Max qui ne gardait pas un bon souvenir de cet officier avait inventé un stratagème que je trouve drôle, il avait engagé un gardien juste pour embêter cette officier, ce gardien devait lorsqu’il voyait arriver le militaire français tendre une chaîne traversant cette voie unique, au milieu de la chaîne il y avait un panneau sur lequel on pouvait lire : « Ici commence le domaine de Max Vella. Interdiction de passer ».
Chaque année lui et son équipe de bûcherons ainsi que d’autres propriétaires de concessions fabriquaient d’énormes radeaux en bambous sur les lesquels ils disposaient les grumes de bois précieux, ce bois étant très lourd ne flottait pas. Ils confectionnaient ainsi un train de radeau qui mesurait d’après ses dire jusqu’à un kilomètre de long pour descendre le Mékong et en rejoindre son Delta au Vietnam ou ils vendaient leur bois. Le voyage durait des semaines, chaque soir ils faisaient étape dans un village, c’était la fête ! Une fois arrivé à destination ils vendaient le bois précieux et vendaient également les bambous des radeaux , cette seconde vente rapportait de l’argent qui servait d’après ses dires à faire la fête durant trois semaines à Saigon avant de repartir entreprendre de nouvelles coupes de bois.

Je ne sais pas si tout ce que tu m’as raconté est bien réel, en tout cas moi j’ai envie d’y croire, merci Max et paix à ton âme ! Tu m’auras bien fait rêver !

Gérard THEVENET / WAM TOUR

Le Visa business et le permis de travail au Cambodge

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Jusqu’à cette année le visa business valable 1 mois, 3 mois, 6 mois ou 1 an et renouvelable sur place indéfiniment permettait de séjourner au Cambodge facilement mais il semblerait que la législation est en train de se durcir.

Cela créé même de gros problèmes chez les expatriés car les contrôles commencent à s’intensifier, les services d’immigration en collaboration avec le ministère du travail vérifie que chaque expatrié possède bien un permis de travail, ce qui n’est pas le cas pour la plupart d’entre eux.

Un officier représentant le Ministère du travail m’a affirmé que ce permis était obligatoire pour tout étranger titulaire d’un visa business et qu’il aurait dû être fait en même temps que ce visa. Ce permis de travail coute 100 us$ par an et son paiement est rétroactif au prorata des années ou vous avez demandé votre premier visa business (vérifiable facilement à l’immigration grâce au N° de votre visa), par exemple si vous êtes là depuis cinq ans avec un visa business vous devez payer cette année plus les quatre années passées soit un total de 500 us$.

De plus chaque expatrié devra obligatoirement subir une visite médicale annuelle payante.

Il plus prudent de réclamer ce permis de travail dès maintenant car à partir de septembre des contrôles systématiques auront lieu et des amendes seront infligés, cela pourra même aller jusqu’à des peines de prison. De plus en 2015 d’après la rumeur il sera difficile de renouveler son visa business pour les personnes ne possédant pas un permis de travail.

Personnellement et dans mon cas je trouve cela normal, ce qui est dommage c’est que l’on n’est pas été prévenu plus tôt, cela nous éviterait de payer des arriérés quelquefois conséquents.

Ce qui est moins normal c’est que des personnes étrangères n’exerçant aucune activité au Cambodge et résidentes dans le pays (rentier, retraité, marié avec un cambodgien ou une cambodgienne) devront elles aussi posséder un permis de travail. Aucun titre de séjour de longue durée n’étant prévu pour ces personnes. Personnellement je pense que c’est une grosse lacune dans le système juridique cambodgien.

A partir du 1er octobre 2014 le visa touriste coutera 30 us$ pour une mois au lieu de 20 us$ et le visa business coutera 35 us$ pour une mois au lieu de 25 us$ pour un mois .

Gérard THEVENET / WAM TOUR

Comment créer une agence de voyage au Cambodge ?

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Beaucoup s’imaginent que c’est très simple de créer et de faire durer une agence de voyage réceptive au Cambodge, qu’ils lisent bien ce qui suit :
Au début de l’année 2007 lorsque j’ai décidé de créer mon agence à Siem Reap j’étais conscient que je m’attelais à une lourde tâche et qu’il allait me falloir énormément d courage et de persévérance pour réussir. J’ai d’abord recruté une collaboratrice locale qui avait une certaine expérience dans ce métier car personnellement même si j’avais des idées je ne savais pas comment les mettre en pratique, comment présenter un programme ? Comment recruter des guides ? Comment réussir à obtenir des contrats avantageux avec les hôtels ? Comment référencer mon site internet pour trouver des clients ? Comment me faire connaître ? Comment acquérir une certaine notoriété ? Et bien d’autres détails encore…..
Finalement la recette est très simple : Travailler, travailler et travailler ! Dans le premier bureau que j’avais ouvert à l’intersection de la route N° 6 qui conduit à l’aéroport et/ou à Phnom Penh et le Boulevard Sivatha nous nous étions installés mon épouse, notre fils et moi au premier étage de ce bureau dans un loft, une grande pièce qui nous servait, de chambre, de salle à manger, de cuisine et qui possédait une salle de bain. Nous avons vécu pendant un an et demi dans ce lieu, mon rythme de vie était très simple : je travaillais de 7 heures du matin à minuit moins les pauses repas et ce 7 jours sur 7. Je gérais les demandes, m’occupais des clients sur place et surtout dès que j’avais un instant de libre je communiquais, j’intervenais sur des forums, j’envoyais des courriels, je contactais tous ceux que je pouvais contacter.
Ce travail de forçat à commencer à porter ses fruits au bout de six mois, j’ai arrêté de dépenser et j’ai commencé à faire quelques bénéfices, juste pour couvrir mes fais de fonctionnement et le salaire de ma collaboratrice, puis quelques mois plus tard cela me permit de m’octroyer un petit salaire. Au bout d’un an il a fallu recruter une seconde collaboratrice.
A la fin de l’année 1997, c’est-à-dire après 9 mois d’existence j’avais 245 réservations de clients directs, mon travail et je pense également la confiance que j’inspirais au travers de mes messages m’avaient permis d’arriver à ce résultat, j’étais heureux car j’étais en train de réussir mon challenge, je commençais à gagner un peu d’argent mais cela n’était vraiment pas important pour moi. J’étais tout simplement fier de moi, moi le fils de paysan, qui n’avait pas fait beaucoup d’études j’étais en train de devenir un voyagiste reconnu et mes clients adorait mes prestations, c’est d’ailleurs ce qui a contribué à notre succès dès la deuxième année : Le bouche à oreilles ! Dès la deuxième année j’ai été contacté par des professionnels qui me demandaient des services Cambodge pour leurs clients, quelquefois pour des groupes importants.
Après 18 mois nous avons déménagé pour nous installer sue la rue de Vat Bo ou nous sommes toujours actuellement. Ce déménagement avait trois raisons :
1) Nous en avions marre de vivre à trois dans une seule pièce
2) Nous étions dérangés toute la journée par des touristes qui voulaient des renseignements gratuits et/ou un plan de la ville et des temples alors que nos vrais clients se trouvaient sur le net.
3) Notre bureau devenait trop exigu car nous allions devoir recruter plus de collaborateurs.
Sept ans plus tard nous sommes une équipe de huit personnes à temps complets plus des dizaines d’autres qui travaillent à temps partiel pour WAM, principalement des guides et des chauffeurs. Chaque année de nombreux nouveaux clients recommandés par nos anciens clients nous réservent des voyages.
Pourquoi ne suis-je pas devenu riche ? Les commissions de réceptifs locaux comme nous ne sont pas si énormes et lorsque par hasard notre entreprise fait quelques bénéfices nous les partageons avec nos collaborateurs, c’est peut-être aussi pour cela que j’ai autour de moi une équipe de professionnels locaux soudés qui sont là depuis cinq ans et plus.
Gérard THEVENET/ Wam Tour

CONDUIRE AU CAMBODGE

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Même si vous possédez votre permis de conduire sachez qu’il vous faudra tout réapprendre si vous désirez conduire dans ce pays.
En théorie le code de la route est le même qu’en France, je dis bien en théorie, seulement théorie car la réalité est toute autre. Ici les priorités on s’en fout complètement, c’est le véhicule le plus gros qui à la priorité, un point c’est tout ! Si vous circulez en moto ou en vélo respectez cette règle sinon votre vie sera très rapidement mise en danger !
Ne pensez pas un seul instant que la police cambodgienne est là pour faire respecter le code la route ! C’est bien là le dernier de leur souci ! D’ailleurs dans la réalité le connaisse-t-il ce fameux code de la route ? Personnellement je n’en suis pas convaincu du tout !
Durant la journée il y a des policiers aux principaux carrefours dans chaque ville, ils surveillent ! Quoi ? Eh bien ils surveillent surtout les gens qui circulent sans casque à moto !
Et dès qu’ils en attrapent un ils verbalisent, enfin s’ils arrivent à l’attraper car soit le motard fait demi-tour lorsqu’il aperçoit les policiers, soit ils forcent le barrage, on voit cela tous les jours au Cambodge ! Enfin il y en a tout de même quelques-uns qui se font attraper, il doit alors verser une somme en liquide pour avoir le droit de repartir, s’il refuse on lui confisque son engin.
A noter qu’au Cambodge est uniquement obligatoire pour le conducteur, le passager (ou les passagers car il y en a souvent plusieurs) lui n’est pas obligé d’en porter, lui il a le droit de se faire mal et même de mourir, ça c’est uniquement pendant la journée car dès que la soirée arrive les policiers rentrent chez eux et là pratiquement plus personne ne porte de casque ! On grille les feux rouges, on ne respecte plus rien, c’est l’anarchie totale !
Si par malheur vous avez un accident c’est la confiscation immédiate des véhicules jusqu’à ce que les responsabilités de chacun soit déterminées, cela prend quelquefois des semaines…..
Un bon conseil ! Même si la majorité des cambodgiens roulent sans assurance vous en tant qu’étranger il est très important d’en posséder une car sinon en cas d’accident il y a de fortes chances pour que tous les tords vous incombent même si vous n’y êtes pour rien ! Si vous êtes assuré vous prévenez immédiatement votre assureur et il envoie quelqu’un qui va gérer le problème pour vous, cela vous évitera beaucoup, mais alors beaucoup de tracas !
Pour conduire il faut en principe posséder un permis cambodgien qui est délivré en principe au bout d’un mois après que vous en aillez fait la demande, pour l’obtenir il faut produire votre permis français, votre passeport et quelques photos d’identité, sachez que vous pourrez conduire immédiatement car on va vous fournir une autorisation provisoire. J’entends des rumeurs comme quoi désormais le permis international serait valable mais je n’en suis pas certain.

Gérard Thevenet / Wam Tour