Archives mensuelles : août 2014

Les restaurants locaux au Cambodge

loc_lac

Depuis quelques années la qualité des produits servis dans les restaurants s’est un peu amélioré, personnellement je trouve que je suis moins victime d’intoxications alimentaire que par le passé, aussi c’est peut-être tout simplement mon organisme qui s’est adapté qui est devenu plus robuste !
Toujours est-il qu’il faut rester méfiant au sujet de ce que l’on commande et de ce que l’on nous sert dans les restaurants.
Il faut préférer les denrées cuites aux produits crus, lorsque vous mangez des fruits il faut bien les laver car ils proviennent souvent des produits voisins comme la Thaïlande et ont été traités avec des produits chimiques pour qu’ils se conservent plus longtemps, idem pour les légumes.
La viande locale ne subit pas des contrôles vétérinaires sérieux comme dans d’autres pays développés, il est donc conseillé de la manger bien cuite.
La plupart des problèmes de santé proviennent le plus souvent de l’eau, il faut absolument éviter de boire de l’eau du robinet, il faut utiliser de l’eau en bouteilles et si possible buvez de l’eau de la marque Kulen qui est une vraie eau minérale de même qualité qu’une eau d’Evian ou d Vittel, les autres marques locale ne sont bien souvent que des eaux bouillies qui n’apportent pas toutes les garanties d’hygiène.

80410550_p
N’imaginez pas que parce que vous voyez des locaux ingurgiter tel ou tel aliment que vous pouvez en faire autant, ce serait une grossière erreur, votre organisme n’a pas l’endurance des leurs, je vous le garanti, cela a même failli me couter la vie durant mes premières années de Cambodge.

Gérard THEVENET / WAM TOUR

LES DOLLARS AU CAMBODGE ET LA MONNAIE LOCALE

Au Cambodge le dollar américain est roi, les comptes en banque sont en us dollars, les distributeurs vous donnent des us dollars,

bill
Par contre à l’aéroport en arrivant on vous propose la monnaie locale le riel que l’on vous change à la place de vos euros à des taux usurier, un bon conseil évitez de changer en arrivant ou alors un minimum car là c’est vraiment de l’arnaque, une fois au centre-ville les bureaux de changes de préférence aux banques vous offriront de bien meilleurs taux.

Par contre si vous changez des euros ou autres devises en us dollars vérifiez toujours les coupures que l’on vous donne, si elles sont entaillées, usées, gribouillées refusez-les, demandez-en d’autres car ces dernières vous seront systématiquement refusées par les commerçants et essentiellement si ce sont des grosses coupures.

Pour retirer de l’argent il y a des ATM (distributeurs automatiques d’argent) de partout désormais, même dans les petites villes de province donc rien ne sert de vous déplacer avec des sommes importantes en liquide. Les vols dans les chambres des guesthouse sont (encore) fréquents, évitez d’y laisser de l’argent ou des objets de valeur durant vos absences.
Les vols à l’arrachée sont choses courantes surtout dans la capitale Phnom Penh, lorsque vous vous déplacez en moto taxi évitez de garder votre sac en bandoulière, c’est le meilleur moyen de vous le faire voler et de plus de vous faire blesser gravement car les voleurs en arrachant le sac font souvent tomber leurs victimes.

Cambodia+500+Riels+2004+obverse+P-54bVous pouvez payer de partout en us dollars, la monnaie locale le riel est également acceptée et sert aussi à rendre la monnaie car il y a des billets verts mais pas de cents au Cambodge.

Gérard THEVENET / WAM TOUR

LA LANGUE FRANCAISE AU CAMBODGE

Beaucoup de français préparant leur voyage au Cambodge s’imaginent que comme le Cambodge est un ancien protectorat que beaucoup de cambodgiens parlent français, c’est une erreur ! A l’heure actuelle seulement les guides francophones, quelques personnes âgées et quelques intellectuels parlent encore notre langue.

DSC_0010  Phnom Banan ( Battambang )
Si vous décidez de visiter le Cambodge par vos propres moyens il est vivement conseillé de connaître les bases de la langue de Shakespeare car de partout, dans les hôtels, dans la rue et sur les sites vous rencontrerez des personnes capables de s’exprimer dans cette langue. Même dans les campagnes les plus reculées du Cambodge les jeunes apprennent l’anglais.
Il y a un peu plus de 20 ans lorsque je suis arrivé au Cambodge il y avait encore beaucoup de monde parmi la population qui se souvenaient avoir appris le français dans leur jeunesse et avec qui on pouvait dialoguer. Ils nous arrivait souvent ma jeune épouse et moi d partir en balade en moto dans la campagne pendant les weekend , souvent dans les villages traversés il y avait des mariages ( et cela existe toujours de nos jours) , les gens des campagnes nous arrêtaient et nous invitaient à nous restaurer avec eux, le chef de village venait nous voir pour dialoguer, assez souvent ces derniers parlaient français, beaucoup me racontaient une histoire à peu près semblable, lorsque les vietnamiens sont arrivés et ont chassés les khmers rouges, ils devaient nommer un chef de village sachant lire et écrire, ce n’était pas chose facile car la plupart avaient été massacrés ou avaient réussir à fuir le pays, lorsqu’ils en trouvait un ils le désignait, même si ce dernier et c’était bien souvent le cas n’était pas originaire de ce village mais avait été amenés ici contraints et forcés, comme la plupart avaient tout perdu, famille et biens, ils acceptaient la proposition.

DSC_0030
Les années ont passé et nombre de ces personnes sont malheureusement décédées.
Lors de mon avant dernier repérage en mai 2014 entre Battambang et Phnom Banon j’ai rencontré un vieil homme qui parlait parfaitement français et anglais d’ailleurs, il m’a dit avoir 92 ans et avoir appris le Français dans sa jeunesse à l’Université. Il était en pleine forme, il roulait en Honda Dream et montait et descendait de sa moto comme un jeune homme, il y a donc encore des exceptions et ce jour-là ce fut une belle rencontre qui égaya ma journée.
Gérard Thevenet / Wam Tour

DU TA PROHM A ANGKOR VAT A L’AUBE EN VELO

???????????????????????????????

Je pars souvent à la pointe du jour comme en cette période (aout 2014) vers 5h15 de mon domicile au sud de Siem Reap derrière la pagode de Vat Damnak en direction du Nord en longeant la rivière Siem Reap puis en bifurquant sur la droite après avoir traversé le pont « Old stone bridge » en direction de l’entrée des temples d’Angkor en empruntant l’Avenue Charles De Gaulle. En pédalant sur cette artère je passe tout d’abord devant le Raffles Grand hôtel d’Angkor, puis devant l’Amansara, le Musée National d’Angkor, Le Sofitel Royal Angkor, l’hôpital Jayavarman VII ( un des hôpitaux de Kantha Bopha créé par le célèbre Docteur Suisse Beat Richner) puis le Méridien avant d’atteindre le point de contrôle qui permet d’accéder au site d’Angkor.

240px-Srah_Srang-1                   280px-Prasat_Kravan1
Cela fait 20mn que j’ai quitté mon domicile, je présente mon pass délivré par l’autorité Apsara aux responsables des agences d voyage comme moi, pass que je dois renouvelé tous les 3 mois, les contrôleurs me connaissent et bien souvent je n’ai pas besoin de m’arrêter, ils me font signe de poursuivre mon chemin.
Je roule désormais sur une voie très droite et bordée de grands arbres, il en reste encore au Cambodge heureusement, et puis nous sommes quand même sur le site d’Angkor, le bruit des tronçonneuses serait quelque peu gênant dans ce lieu magique. Au bout de 4 km j’arrive devant les douves d’Angkor Vat et là je dois prendre une décision, tourner à droite en direction du Prasat Kravan ou à gauche en direction de l’entrée d’Angkor Vat, généralement je tourne à droite pensant que c’est mieux de garder le meilleur pour la fin.

300px-Banteay_Kdei,_Angkor,_Camboya,_2013-08-16,_DD_10
Je longe donc le Prasat Kravan sur ma droite avant d’atteindre Banteay Kdei sur ma gauche et le Srah Srang sur ma droite, je tourne à gauche en direction du Ta Prohm que je longe par la gauche avant d’atteindre un peu plus loin Ta Keo puis de passer devant Thommanon avant de traverser sous la porte est d’Angkor Thom appelé « Victory Gate ».
Me voici dans la cité d’Angkor Thom, J’arrive face à Phimeanakas après avoir traversé les « Prasat Suor Prat » , je tourne à gauche en laissant sur ma droite Tep Pranam, Preah Palilay et le terrasse du roi lépreux, en face de moi se dresse le majestueux Bayon, juste avant de l’atteindre j’aperçois un peu à l’écart le Baphuon si merveilleusement restauré par l’Ecole Française d’Extrême Orient sous les ordres du regretté Architecte Pascal Royère qui occupait également le poste de Consul de France Honoraire à Siem Reap, un homme merveilleux emporté par un cancer généralisé il y a seulement quelques mois, il n’avait que 49 ans, son nom est à jamais lié à l’histoire d’Angkor et plus spécialement du Baphuon .

???????????????????????????????
Je contourne le Bayon en direction d’Angkor Vat, je roule sur la piste Jean Comaille ce qui me fait chaque fois penser à mon vieil ami Robert Heyman cet octogénaire qui revient souvent à Angkor et qui m’avait écrit ceci sur un message il y a quelques années : « Je désire que vous me réserviez une chambre dans l’hôtel qui se trouve près des temples sur la piste Jean Comaille, je connais très bien Siem Reap car je travaillais sur les temples comme géomètre en 1947 ! ».Tout nouveau pas au Cambodge mais dans le monde du voyage il m’avait fallu deux jours pour localiser la piste Jean Comaille et deux autres jours pour découvrir que l’hôtel ne datait pas des années 40 mais qu’il s’agissait en fait du Pavillon Indochine qui est érigé à mi-chemin entre le centre-ville et Angkor Vat.

???????????????????????????????
Je passe sous la porte sud d’Angkor Thom, j’aperçois sur ma droite le Baksei Chamkrong puis le Phnom Bakheng et enfin le Ta Prohm Kel avant de me retrouver sur ma gauche devant la pièce maîtresse du site d’Angkor l’extraordinaire Angkor Vat de l’entrée duquel s’écoule de l’aube à la tombée de la nuit des flots de visiteurs et ce 365 jours par an (sauf les années bissextiles).
Il temps de rentrer, de rejoindre le centre-ville puis mon domicile, de prendre une bonne douche et de me changer pour rejoindre mon agence de voyage, j’aurai pédalé durant 1h30 et parcouru environ 30 kilomètres. Les jours ou je suis plus courageux et surtout ou je dispose de plus de temps je me fais le grand circuit.
Chaque jour je me dis que je suis un privilégié, pouvoir se balader dans Angkor tout au long de l’année au gré de ses envies ! Quel Bonheur !

???????????????????????????????

Gérard Thevenet / Wam Tour

POURQUOI UTILISER UN GUIDE AU CAMBODGE ?

Guides et hôtesses Wam à l'aéroportPersonnellement je pense que lors de la visite d’Angkor avoir fait un long voyage et ne pas se faire assister par un guide compétent est une grave erreur, je dis bien compétent car tous ne le sont pas, ceux utilisés par les agences sérieuses comme la nôtre sont de bons guides qui vous feront tout de suite aimer toutes ces vieilles pierres car un guide de qualité vous racontera l’histoire de chaque site, sa construction, les dates, les anecdotes , etc….. Bref à mon avis la seule manière intéressante de découvrir ce lieu magique !
Je me balade souvent en vélo dans Angkor et j’observe et découvre des scènes qui m’amusent mais me rendent triste en même temps, ce sont les personnes qui visitent ces lieux en tuk tuk et qui confondent chauffeur de tuk tuk et guide, lorsque j’écoute les explications de ces derniers c’est bien souvent du n’importe quoi, ils ne connaissent pas ou ont oubliés les dates, pas grave ils inventent, raconte des histoires abracadabrantes qui n’ont rien à voir avec le lieu visité. De plus ces chauffeurs de tuk tuk ne sont pas autorisés à entrer dans les temples, ils restent donc près de leur véhicule tout le temps des commentaires, une fois ceux-ci terminés les clients remontent souvent à bord sans même avoir réellement visité le lieu, sans toutefois avoir oublié de se prendre en photo devant le temple, juste pour pouvoir dire ont y a été !
Quel dommage !
Pour le reste du pays cela est une question plus délicate , nous proposons à nos clients de voyager avec ou sans guide, ces derniers sont plus chers lorsqu’ils se déplacent en province donc cela augmente les frais de séjour mais si vous en avez les moyens je ne puis que vous conseiller d’en utiliser un car ce sera votre interprète et votre guide, surtout si vous ne parlez pas anglais, même dans les provinces reculées il y a de nos jours des gens qui ont appris l’anglais, pour le français c’est beaucoup plus rare pour ne pas dire inexistant , quelquefois une vieille personne qui se souvient de quelques mots.
De même pour les visites de temples éloignés et de monuments il y a des guides locaux mais ceux-ci sont anglophones à part sur Battambang ou l’on trouve quelques guides francophones.

Gérard Thevenet / Wam Tour