Archives mensuelles : septembre 2014

Méfiez-vous des agences de voyage peu scrupuleuses

free-vector-laurent-drapeau-pirate-clip-art_111944_Laurent_Drapeau_Pirate_clip_art_hight

Je viens de recevoir une demande d’une cliente potentielle qui me demandait de lui établir un devis à partir d’un programme proposé par une agence concurrente, chose que nous ne faisons jamais, chez Wam nous sommes des concepteurs de programmes sur mesure, nous ne copions pas.
A la lecture de ce programme que cette cliente semblait apprécier le voyagiste lui proposait de lui faire découvrir tout le site d’Angkor en une journée, même en parcourant tous les temples en courant je ne pense pas que ce soit possible. Même on mentionnait un retour sur la ville de Siem Reap pour le déjeuner alors qu’il est facile d se restaurer sur place, surtout lorsqu’il ‘agit d’un programme plus que chargé comme celui-ci !
Cette pauvre dame va donc découvrir tout le site d’Angkor en une journée puis le soir comme elle sera en pleine forme le voyagiste « escroc » lui a ajouté une soirée dîner-spectacle de danses traditionnelles.
Pour information pour découvrir le strict essentiel du site d’Angkor il faut compter deux journées et demi.
Et cerise sur le gâteau le lendemain elle va rejoindre Phnom Penh par la route et effectuer toute la découverte de la ville dans la même journée. Ce « merveilleux » voyagiste qui n’est pas venu au Cambodge depuis longtemps ou ce qui est plus que malhonnête il a oublié de préciser à sa cliente que la route qui conduit de Siem Reap à Phnom Penh est en cours de rénovation depuis plus de trois et qu’elle est défoncée sur plus de 250 km ce qui fait qu’il faut environ sept heures pour effectuer le trajet au lieu de 5 heures auparavant.
La cliente ne peut donc pas prétendre commencer les visites avant 15 heures alors que les sites principaux comme le musée national et le palais royal ferment à 17 heures (comme les autres d’ailleurs).
Au vue de ce genre de proposition nous ne pouvons que recommander la plus grande vigilance lorsque vous vous adressez à une agence de voyage, il est très important de pouvoir évaluer le sérieux de cette agence, de vérifier ses années d’existence et sa notoriété.
WAM TOUR n’est pas la seule agence sérieuse au Cambodge, il y en a d’autres heureusement mais il y a malheureusement beaucoup d’agences peu scrupuleuses et non professionnelles capable de vous faire des offres mirobolantes afin de vous prendre votre argent et peu importe que vous soyez satisfaits ou non ! Méfiance ! Méfiance et Méfiance !
Une proposition alléchante et des tarifs très avantageux peuvent dissimuler une belle escroquerie !
Gérard THEVENET / WAM TOUR

Il est encore temps de visiter le Cambodge

088 - Angkor Vat

Le Cambodge se transforme à grande vitesse, il se modernise rapidement, si vous désirez découvrir le Cambodge des traditions, si vous êtes amoureux des beaux paysages naturels, si vous aimez l’authentique, alors il faut venir rapidement découvrir ce merveilleux pays car dans cinq ans, voir dix il aura beaucoup changé, tout cela aura en grande partie disparu.
Bien sûr il y aura toujours les temples d’Angkor et de nombreux autres éparpillés sur tout le territoire mais qu’en sera-t-il du reste du pays ou les rizières sont vendues pour faire place à des usines, des usines de vêtements pour beaucoup mais pas que cela, pour le moment le pays conserve encore de vastes étendues vierges mais chaque année il en disparaît.
Dans dix ans il y aura c’est certain toujours des touristes au Cambodge mais ils seront en grande majorité, comme c’est déjà le cas d’ailleurs, asiatiques, principalement chinois, coréens et japonais, ils visiteront Angkor comme aujourd’hui puis termineront leur séjour en bord de mer si l’aménagement des infrastructures côtières est terminée car pour l’instant rien de très attirant pour ce genre de clientèle.

DSC_6763
Pour tous les occidentaux nostalgiques de la douce Indochine il n’y aura plus le même attrait, tout sera différent, je ne suis pas certain que le célèbre sourire khmer sera toujours présent sur les visages de ce merveilleux et courageux peuple, j’ai vécu en Thaïlande il y a trente ans, lorsque je me suis installé au Cambodge j’ai retrouvé chez les cambodgiens beaucoup de similitudes avec leurs voisins, la même gentillesse, le même sourire, qu’en est-il aujourd’hui dans la Thaïlande moderne, le modernisme et le tourisme de masse ont réussi à gommer le sourire des visages thaïs et à faire disparaître nombre de traditions, pourquoi n’en serait-il pas de même pour le Cambodge ?
En un peu plus de vingt ans d’expatriation dans ce pays j’ai vu les choses changer, le pays et sa population évoluer, je vois petit à petit le mythique sourire disparaître, avant les années 2000 les cultivateurs ne travaillaient guère plus de six mois par an, une récolte de riz était suffisante pour faire vivre la famille, six mois de travail et six mois de détente ou chacun faisait ce qu’il voulait : jouer aux cartes, aider à construire ou à rénover un pagode, faire de la musique, etc.. Dorénavant ces mêmes paysans font deux récoltes, voir trois récoltes par an, la télévision est arrivé avec ses publicités, il a fallu acheter pour faire comme tout le monde la fameuse Honda Dream, puis la Toyota Camry ! Certains ont même vendu leurs rizières pour parvenir à réaliser leur rêve, d’autres ont hypothéqué leurs biens et les plus courageux lorsqu’ils en avaient la possibilité grâce aux nouveaux réseaux d’irrigation ou aux anciens rénovés se sont mis à produire plusieurs récoltes par an. Les mentalités ont changé, la grave épidémie propagée par nous les pays modernes a envahi le Cambodge et pollué ses habitants, pour l’instant on garde encore les anciens à la maison, ils s’occupent des petits enfants, ceux qui n’ont pas de famille se réfugient dans les pagodes, mais pour combien de temps encore ?

DSC_0006
Gérard THEVENET / WAM TOUR

Bilan de santé après plus de 20 ans d’expatriation

DSC_0025 - Copy

Jusqu’à mes 50 ans j’ai toujours vécu comme un bon épicurien, j’aimais les bonnes bouffes et les bons vins ce qui fait qu’au cours des années surtout depuis que j’avais quarante ans j’avais accumulé beaucoup de kilos, il m’en reste encore beaucoup en trop mais j’en en ai quand même perdu trente-cinq. Jusqu’à quarante ans je n’avais pas de problèmes de poids car je faisais un footing de dix kilomètres tous les matins, ensuite une mauvaise entorse qui a mis très longtemps à guérir m’a privé de ce plaisir ce qui fait qu’en conservant le même régime alimentaire les kilos ont commencé à s’accumuler. Je fumais aussi beaucoup, en 1997 j’en étais arrivé à trois paquets par jour et quelquefois quatre, je ne me sentais pas bien du tout, des maux de tête sans cesse, j’avais mal à la gorge et je respirais mal, mon fils avais alors deux ans, un jour que je le regardais jouer devant moi je me suis dit : « Pauvre con, avec la vie que tu mènes, avec ce que tu fumes et ce que tu bois tu n’en as plus pour longtemps et tu ne le verras même pas grandir, alors qu’il a besoin de toi. ». Depuis ce jour de 1997 je n’ai jamais retouché une cigarette, pendant les trois premier mois, j’ai vécu l’enfer, après chaque repas j’avais envie de fumer, atrocement envie, la nuit je me réveillais toutes les 15 ou 20 minutes, j’étais en manque !
J’ai résisté à toutes ces tentations et même si ces envies de fumer ont perduré pendant un an à la fin de chaque repas je n’ai jamais cédé à la tentation, j’avais aussi fortement réduit ma consommation d’alcool afin de toujours rester maître de mon esprit et de conserver toute ma volonté.
Cela fait donc 17 ans que je ne fume plus et si à cette époque je n’avais pas pris cette décision je suis bien persuadé qu’aujourd’hui je ne serai pas là pour vous en parler.
Enfin mes problèmes de santé n’étaient pas complètement résolus car j’avais compensé le manque de cigarettes par la nourriture et les kilos superflus sont arrivés venant se rajouter à ceux déjà accumulés dix ans plus tôt lorsque j’avais cessé le sport.
A la fin des années 2000 je suis tombé malade et les examens ont révélé que j’étais diabétique et que je devais suivre un traitement à vie, c’est ce que j’ai fait pendant deux ans, des cachets et un régime adapté à ce genre de maladie.
Il y a trois ans un vieux médecin français expatrié au Cambodge m’a dit qu’il fallait que je fasse extrêmement attention car il est possible de perdre la vue et que cela produise un dysfonctionnement des reins pouvant provoquer une paralysie, puis évidemment cela peut entrainer la mort.
Si vous voulez améliorer votre état de santé il n’y a qu’une solution faites de l’exercice, faites du sport ! A-t-il ajouté.
Dès le lendemain je m’essayais à la marche mais j’étais trop lourd, j’ai parcouru cinq kilomètres et mes pieds avaient doublé de volume, ce n’était pas la solution, je me suis donc mis au vélo, je me suis acheté un VTT et au début j’ai commencé à faire des petites balades, 10 km, 20km puis 30 km chaque jour, j’ai adapté mes habitudes alimentaires à celles d’un sportif, surveillé mes apports en protéines.
Mon état de santé s’est très rapidement amélioré, mon taux de glycémie baissait rapidement, les kilos aussi, au bout de quelques mois plus de médicaments, plus besoin ! Mon taux de glycémie était stabilisé !
Depuis deux ans et demi je n’ai plus besoin de traitement, je suis en pleine forme, une importante masse musculaire aux jambes peut maintenant me permettre outre le vélo de marcher durant des heures sans connaître la fatigue !
Une seule règle ! Cinq à six jours par semaine de une heure à une heure trente de vélo chaque matin, le dimanche matin c’est souvent trois heures ou plus, il y a quelque mois je me suis même fait une randonnée de 120 km avec un copain.
Pour rester en bonne santé il faut être à l’écoute de son corps, votre meilleur médecin c’est vous !
Ne pensez pas que je vis comme un reclus en me privant de tout, au moins une fois par semaine je fais une petite sortie au restaurant en ne me privant de rien et surtout pas de bon vin ! Le reste du temps je surveille mon alimentation.

Gérard Thévenet / WAM / Agence de voyage locale francophone au Cambodge

Les visites organisées d’orphelinats et d’écoles

DSC_0025 - Copy

Plusieurs agences et tours opérateurs incluent dans leurs programmes des visites d’orphelinats ou d’écoles, je trouve cela inadmissible ! Les enfants cambodgiens ne sont pas des animaux de foire ou de zoo, les exposer ainsi aux regards, les perturber pendant leurs heures d’études est vraiment un acte grave et traumatisant pour ces derniers.
Que les touristes souhaitent faire des dons cela est tout à fait légitime et bienvenu mais cela peut se réaliser de manière intime sans avoir besoin de mettre en scène les enfants devant ces derniers.
J’ai tellement vu d’excès de la part de donateurs, le pire je crois s’est passé il y a quelques années, une marque de chocolat belge dont je tairais le nom était venu remettre des fonds à un orphelinat et désirait filmer le lieu où était hébergé les enfants ainsi que ces derniers, comme les petits orphelins étaient trop bien vêtus à leur gout, cela ne faisait pas assez pauvre, assez misérables ils ont demandé à ce que l’on trouve des vêtements sales, vieux et déchirés pour les faire revêtir aux enfants avant le tournage.

Il est des agences qui conseillent à leurs clients d’apporter ou d’acheter sur place des stylos ou des cahiers pour les écoliers des écoles qu’ils vont visiter, comme c’est tout le temps la même école les instituteurs et institutrices se retrouvent rapidement avec un stock impressionnant de cahiers et stylos, ces stocks sont revendus à des commerçants.

Personnellement je pense que vous devez vous informer auprès des agences locales comme la nôtre au sujet des organismes digne de confiance puis leur confier vos dons en nature ou en espèce. Au Cambodge comme ailleurs il y a de nombreux organismes humanitaires qui font un excellent travail.

Gérard THEVENET / WAM TOUR

Arrêtons de polluer Angkor !

???????????????????????????????

Habituellement il est 6 heures du matin lorsque j’entre dans Angkor en vélo, ce matin 31 aout 2014 j’ai été moins courageux que d’habitude, de plus c’était dimanche et le bureau était fermé, je n’ai donc quitté mon domicile vers 7h30 et atteint l’entrée du site d’Angkor vers 8 heures et là j’ai tout de suite commencé à regretter ma fainéantise. Cela bouchonnait au poste de contrôle, il y avait des bus, des minibus, des voitures particulières et des tuk tuk en grand nombre, l’air était beaucoup moins respirable que d’habitude, pour ne pas dire irrespirable.
Tout au long de ma promenade je n’ai fait que croiser des véhicules et respirer des gaz d’échappements, deux pensées me sont venues à l’esprit, la première est que nous avions bien raison de conseiller à nos clients de visiter Angkor tôt le matin, de faire une grande pause en fin de matinée et en début d’après-midi puis de ne retourner sur le site que vers 15 ou 16 heures. La seconde pensée est qu’il faudrait interdire l’entrée du site à tous les véhicules polluants, de privilégier les visites à vélos et en véhicules électriques, plus de pollution ! Plus de bruit ! Cela donnerait alors une toute autre dimension à ce lieu, je suis persuadé que les touristes n’auraient plus envie de quitter cet endroit magique plein de quiétude ou l’on pourrait respirer un air pur.
Il faudrait également que nous les voyagistes nous incitions nos clients à visiter doucement, tranquillement afin de permettre à chacun de vraiment s’imprégner d’Angkor, de ressentir le bien-être qui empli votre corps lorsque l’on prend le temps de méditer dans ce lieu extraordinaire. Pour cela il faudrait le proposer sur nos programmes et aussi former nos guides pour cela.
Découvrir Angkor c’est partir à la découverte de soi-même, combien êtes-vous à le vouloir ?
Quand comme ce matin je vois tout ce brouhaha, tous ces visiteurs qui marchent au pas de course, un regard, quelques photos et hop on se dirige vers un autre site ! Quel dommage ! Quel gâchis !
Faire un si long voyage pour visiter un tel lieu à toute allure, à un rythme des plus stressants.
J’espère du fond du cœur qu’avant de quitter ce monde j’aurai le plaisir de voir un site d’Angkor non pollué ou l’on sera dérangé uniquement par le gazouillis des oiseaux…. J’ai bien le droit de rêver ! Non ?

Gérard THEVENET/ WAM TOUR/ Agence de voyage locale au Cambodge