Archives mensuelles : décembre 2014

Mes 10 souhaits pour le Cambodge de 2015

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Souhait N° 1 :
Que tous les dirigeants cambodgiens cessent de ne penser qu’à s’en mettre pleins les poches et commence à songer aux plus démunis, ce serait si facile en ne redistribuant qu’une infime partie de leur fortune acquise malhonnêtement ou honnêtement peu importe, histoire de rendre l’espoir et un peu de bonheur à tous ces pauvres.

Souhait N° 2 :
Que les policiers du Cambodge cessent de racketter les pauvres gens à motos et commencent à contrôler sérieusement les personnes qui roulent avec des automobiles de grosses cylindrées et qui eux ont les moyens de payer des amendes et qui pourtant roulent souvent sans permis de conduire et sans assurance.

Souhait N° 3 :
Que les tribunaux deviennent de vrais lieux de justice avec des juges jugeant en toute impartialité.

Souhait N° 4 :
Que l’on cesse de détruire les forêts bien qu’il y ait déjà beaucoup de mal de fait il n’est jamais trop tard pour arrêter.

Souhait N° 5 :
Que les personnes circulant en motos portent des casques de jour comme de nuit, aussi bien les passagers que les conducteurs. Cesser de retirer les casques dès 17 heures parce que les policiers ont cessé de travailler.

Souhait N° 6 :
Que l’on cesse de laisser entrer des véhicules polluant sur le site d’Angkor et que l’on privilégie les véhicules électriques et les vélos.

Souhait N° 7 :
Qu’l y ait des sanctions sévères contre tous les pédophiles qui sévissent au Cambodge qu’ils soient étrangers ou cambodgiens.

Souhait N° 8 :
Que de nombreux expatriés cessent de se prendre pour des êtres supérieurs par rapport aux cambodgiens, qu’ils les respectent et comprennent que nous avons plus à apprendre d’eux qu’ils n’ont à apprendre de nous surtout en ce qui concerne la tolérance et la sagesse.

Souhait N° 9 :
Que l’équipe de WAM resta aussi soudée qu’elle l’est aujourd’hui pour continuer à apporter le meilleur aux touristes qui nous font confiance.

Souhait N° 10 :
Beaucoup de clients pour nous afin que nous puissions leur faire découvrir avec nos merveilleux guides LE CAMBODGE ! LE CAMBODGE QU’ON AIME !

Gérard THEVENET –WAM – Agence de voyage locale indépendante au Cambodge –

PURSAT

images 1La ville de Pursat est elle aussi en plein développement, on y trouve désormais des hôtels corrects avec piscines.
La province de Pursat c’est aussi le berceau de ma belle-famille du côté de mon beau-père, son père et l’un de ses frères y vivent encore, dans un petit village à 18km de la ville de Pursat qui se nomme Krovagn. Le grand-père de mon épouse qui a plus de 80 ans fabriquait des instruments de musique traditionnelle khmère, il n’y a que quelques années qu’il a cessé son activité, avant je lui envoyais des touristes intéressés par cette activité, il expliquait les différentes phases de la fabrication d’un instrument puis il leur fait une démonstration.

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Dans ce village vit également un de nos oncle qui est sculpteur comme son frère, c’est un homme taciturne qui a derrière lui un passé qu’il n’arrive pas à oublier, il avait été enlevé très jeune à sa famille par les khmers rouges pour en faire un enfant soldat de l’Angkar, il ne raconte pas mais on devine ce qu’il a dû vivre durant plusieurs années, il a dû être forcé de tuer pour ne pas être tué, en tout cas je le ressent comme un homme très traumatisé, pas bien dans sa peau. Lorsque les khmers rouges ont été chassés il est revenu dans son village, la famille lui a pardonné, en fait qu’y avait-il à lui pardonner ? De s’être fait enlever enfant ? D’avoir dû obéir aux Khmers Rouges ? Il a appris la sculpture, il réalise de jolies représentations d’Apsara en bois qu’il revend aux grossistes à Phnom Penh et à Siem Reap.
Gérard Thevenet / Wam Tour

L’œuf couvé de 19 jours : Un délice cambodgien !

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Une petite spécialité que beaucoup de cambodgien adorent et qui est un produit phare dans la cuisine locale est l’œuf couvé de canard (Pong Tir kône), il est cuit bien sûr mais je n’ai jamais pu me faire à l’idée de manger un fœtus de canard, je sais bien que nous autres occidentaux nous mangeons des escargots, des grenouilles, les cambodgiens aussi d’ailleurs, mais c’est psychologique je n’arrive pas à m’y faire.

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Mon épouse en mange, notre fils en mange mais pas moi ! J’ai pourtant testé plein de choses différentes durant toutes ces années : j’ai bu du sang de serpent, gobé des œufs de tortue, mangé toutes sortes d’insectes, mangé du crocodile, du durian mais de l’œuf couvé jamais !!!
J’ai vu des touristes en manger et dire que c’était excellent, c’est sans doute vrai mais il y a vraiment peu de chance que je le sache un jour.
Gérard Thévenet – WAM – Agence de voyage locale et indépendante au Cambodge

Le Cambodge s’approprie la fête de Noël

imagesLa fête de Noël est désormais devenu une fête cambodgienne, les magasins vendant des sapins artificiel et tous les ornements qui vont avec sont de plus en plus nombreux chaque année.
La ville de Siem Reap, aux portes d’Angkor est cette année entièrement décorée aux couleurs de Noël, les hôtels rivalisent d’ornements plus beaux les uns que les autres avec des décorations faites principalement de guirlandes multicolores représentants des sapins, des pères Noël, des traineaux, des charrettes, etc….. Sur la route N° 6 qui va du centre-ville à l’aéroport c’est vraiment un spectacle magnifique.

IMG_2339Les magasins débordent de jouets de toutes sortes, rien à envier à l’Europe.
Il y a vingt ans lorsque je suis arrivé au Cambodge, personne ne célébrait Noël à part quelques expatriés et les quelques grands hôtels de Phnom Penh, cette fête ne représentait encore rien pour les cambodgiens.

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Gérard Thévenet – WAM – Agence de voyage locale indépendante au Cambodge

Le Musée National à Phnom Penh

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Il est situé tout près du Palais Royal, à droite de ce dernier lorsque l’on se trouve juste en face de l’entrée principale.
Il possède la plus grande collections d’art khmer, avec des sculptures, des céramiques et divers objets ethnographiques. Le musée expose environ 14 000 pièces provenant des périodes préangkoriennes puis angkorienne avec la constitution de cet Empire Khmer qui englobait un bonne partie de la Thaïlande actuelle et tout le sud Vietnam.
Sa construction débutée e 1917 s’est terminée en 1924 bien qu’en 1918 une aile avait déjà été ouverte au public.

Museum 2Georges Groslier à qui on doit la construction de cet édifice en a été le premier conservateur et le restera jusqu’à l’âge de sa retraite en 1941.
Appelé tout d’abord Musée Albert Sarraut il changera de nom en 1951 pour devenir le Musée National du Cambodge.
Il a subi de graves dévastations durant la période Khmère Rouge.
Le Musée actuel essaie de conserver les traces des traditions khmères afin que ce dernier puisse garder son identité. Il possède également une fonction religieuse avec sa collection de statues bouddhistes et hindoues.
La bibliothèque du musée contient d nombreux livre dont certains très précieux.
Gérard Thévenet / Wam Tour – Agence de voyage francophone et anglophone au Cambodge.

Les éléphants du Mondulkiri

DSC_0018(1)Cela fait plusieurs fois que je reçois des messages de clients me disant qu’ils ne souhaitaient pas faire de trek à dos d’éléphants dans le Mondulkiri car les éléphants étaient maltraités, cela me surprend beaucoup car j’ai fait plusieurs trek à dos d’éléphants, tous nos clients en font lorsqu’ils passent par le Mondulkiri et jamais nous n’avons vu d’éléphant maltraités bien au contraire.
Le dernier que j’ai fait en juin 2014 m’a plutôt prouvé le contraire, le jeune qui dirigeait l’animal était aux petits soins pour lui et avait plutôt tendance à lui passer tous ses caprices, il s’arrêtait sans cesse pour manger, plusieurs fois il s’est arrêter devant un arbre fruitier et le jeune est monté pour lui cueillir des fruits du jaquier que le pachyderme semblait affectionner tout particulièrement.

DSC_0081Au moment de la pause lorsque nous nous somme arrêté pour pique-niquer au bord d’un ruisseau en pleine forêt il lui a enlevé sa nacelle et l’a laissé partir paître dans la forêt, l’animal ne paraissait vraiment pas malheureux.
On entend effectivement des choses assez dures en ce qui concerne le dressage des éléphants en Thaïlande, au Cambodge je n’ai pas encore entendu d’histoires similaires.
Tout ce que je peux vous garantir c’est que vous ne verrez pas d’animal maltraité sous vos yeux, bien au contraire, et puis si l’on regarde l’aspect financier , l’éléphant est un animal qui coute cher donc leurs maîtres ont tout intérêt à ce qu’il soit bien traité et vive vieux..
Gérard Thévenet – WAM – Agence de voyage locale indépendante au Cambodge.

Les sculpteurs au Cambodge

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Sur les marchés de Phnom Penh, de Siem Reap et de plusieurs villes du Cambodge on trouve des stands réservés aux souvenirs sans parler des magasins spécialisés dans ce domaine. On y trouve beaucoup d’objets sculptés en bois, certains sont de véritables œuvres d’art, ils se négocient bien sûr plus chers que les autres, encore faut-il être un peu connaisseur.

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Ce sont souvent des statuettes représentants des danseuses Apsaras ou des bustes de roi comme Jayavarman VII, il y en a de nombreux autres, elles sont sculptées généralement en province, mon beau-père Monsieur Peng Pan, est sculpteur, c’est même un artiste reconnu, un des deux derniers survivant de l’époque pré-khmers rouge, il dirige plusieurs ateliers à Phnom Penh, il travaille pour le palais Royal mais également pour plusieurs ministères, il est originaire d’un village nommé Krovagn dans la province de Pursat, de nombreux membres de sa familles dont son frère sont resté au village et sculpte des statuettes qu’ils revendent aux grossistes principalement de Phnom Penh et de Siem Reap .

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Il y a aussi des sculptures en pierre mais cela se vend moins car plus lourd et difficile à transporter.
Sur la route qui va de Siem Reap à Phnom Penh, juste après il y a le village de Samnak ou il n’y a que des sculpteurs, ils sont spécialisés dans les grosses statues, certaines pèsent plusieurs tonnes et mesures plusieurs mètres de hauteur.

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Dans la province de Pursat il y a aussi des spécialistes des grosses sculptures qui sont taillées dans une pierre locale que l’on ne trouve qu’ici.
Ces énormes sculptures sont des commandes spéciales pour de riche cambodgiens, pour des thaïlandais également, certaines sont commandées des Etats-Unis ou autres pays et sont mises en caisses avant d’entreprendre un long voyage. Elles sont commandées généralement par de riches asiatiques vivants à l’étranger.
Gérard Thévenet – Directeur WAM – Agence de voyage locale indépendante au Cambodge.

CAMBODGE : Années 1993 à 2014/2015

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Je suis au Cambodge depuis désormais plus de vingt ans car je suis arrivé à l’automne 2013 et je peux vous dire que le pays a vraiment changé.
Au début des années 90 après le départ des troupes des Nations Unies le pays était gravement dans la misère, j’ai vu des gens mourir sur le bord des routes (de faim ou de maladie), les hommes importants avaient tous une escorte de gardes du corps armés jusqu’aux dents.
L’insécurité régnait de partout, le soir il y avait des contrôles de partout dans les rues de Phnom Penh, la police et l’armée cherchait des armes et fouillaient les voitures mais ils en profitaient souvent pour voler des objets dans les voitures lors des fouilles, à l’époque j’étais propriétaire d’un bar restaurant sur le quai Sisowath à Phnom Penh près du Palais Royal et chaque nuit lorsque je rentrais à mon domicile j’avais droit à la fouille, je devais dissimuler la recette de mon commerce car s’ils avaient découvert l’argent ils m’auraient tout volés. Lorsque j’arrivais devant mon domicile si je voyais une moto ou une voiture qui me suivait je continuais, je faisais le tour du quartier et ne m’arrêtait devant mon portail que lorsque j’étais sûr de ne pas être suivi, beaucoup d’agressions avaient lieu à ce moment-là, lorsque vous descendiez de votre véhicule pour ouvrir le portail. Jusqu’en 1998, date de la mort de Polpot il y avait des échauffourées entre forces gouvernementales et khmers rouges.
Après 1998 la situation s’est tout doucement améliorée, le Cambodge à commencer à se développer mais les investisseurs étaient frileux, la confiance ne régnait pas, cela ne fait que 5 ou 6 ans que les gros investissements sont arrivés et que le pays se développe à grande vitesse. Une classe moyenne est apparue petit à petit, dans les années 90 cette classe n’existait pas, il y avait les pauvres qui galéraient pour survivre et une poignée de gens très riches qui avaient la main mise sur tout, remarquez cela n’a guère changé, les familles très riches sont toujours là, encore bien plus riches qu’avant…… la corruption ça paye !
De nos jours seuls les hauts dignitaires du gouvernement et quelques riches hommes d’affaires ont encore des gardes du corps, même si tout n’est pas parfait, on se sent plus en sécurité, même si comme dans tous les pays certains quartiers ne sont pas fréquentables après la tombée de la nuit. Il y a de plus en plus de 4X4 et il y a aussi de plus en plus de misère, il y a des bidonvilles qui se développent dans les banlieues des grandes villes comme Phnom Penh, Siem Reap et Sihanoukville. Beaucoup de pauvres sont expulsés de leurs maisons convoitées par de riches promoteurs immobiliers.
Les touristes qui visitent le pays ne se rendent pas compte de tout cela car la plupart sont transportés dans des bus aseptisés, résident dans des hôtels confortables, ce qui les laisse bien éloignés des réalités du Cambodge d’aujourd’hui mais il faut quand même relativiser car la situation actuelle est mille fois meilleure que celle vécue durant la période khmère rouge puis par les dix ans d’occupation vietnamienne qui ont suivi.
Gérard THEVENET – WAM – Agence de voyage locale indépendant au Cambodge.

Les « jesaitout » s’installent au Cambodge

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J’ai baptisé de nombreux nouveaux arrivants qui ont décidé de venir tenter leur chance au Cambodge en s’y installant pour y créer un business les « Jesaitout » et je vais vous expliquer pourquoi :
Je vais vous parler essentiellement des français car c’est ceux que je connais le mieux et c’est normal car j’ai la même nationalité qu’eux bien que je ne sache plus exactement où se situe la France.
Ces français qui arrivent ont tout compris avant même d’arriver semble-t-il, ils critiquent ouvertement ces anciens expatriés que nous sommes et qui n’ont rien compris, qui ne savent pas gérer leurs affaires et qui ne savent surtout pas comment s’y prendre et traiter les cambodgiens. Ils vont nous montrer, nous apprendre, pour évoluer nous n’avons juste qu’à les regarder et c’est ce que nous faisons ! Nous regardons !
Et nous les voyons changer car ce sont eux qui changent, qui évoluent, qui mettent de « l’eau dans leur vin » comme on dit chez nous, c’est eux qui s’adaptent aux Cambodge et aux cambodgiens, ils apprennent à faire des concessions, à relativiser, à garder le sourire même si ce n’est pas de circonstance et surtout ils apprennent à la fermer ! Ceux qui ne réussissent pas cette mutation s’enfoncent dans une dépression, deviennent aigris et se demandent ce qu’ils font ici ! Certains perdent tout leur investissement et s’en retournent « une main devant, une main derrière » dans ce beau pays de France à la recherche d’aides sociales et pour les plus chanceux d’un nouvel emploi.
Pour beaucoup c’est la fin d’un rêve qui petit à petit s’est transformé en cauchemar, c’est aussi ça le Cambodge !
Beaucoup me disent : « Il vous a fallu beaucoup de courage pour tout quitter et venir vous installer ici ! » et je réponds : « Non juste un tout petit peu de courage et beaucoup alors là beaucoup d’inconscience ! J’ai eu la chance de pouvoir m’adapter et de réussir dans ce que j’ai entrepris mais croyez-moi nous ne sommes pas si nombreux dans ce cas par rapport à ceux qui ont tout perdu. »
Gérard Thévenet – WAM – Agence de voyage locale et indépendante au Cambodge.