Archives mensuelles : avril 2015

Cambodge : Le secret des éléphants

 

elephant de cirque

Les éléphants sont des gens. Ils ont un langage et des cultures. Leurs sociétés sont aussi complexes et fascinantes que celles des dauphins. Il est cruel et inutile de les enfermer dans des zoos. Tout doit être mis en œuvre au niveau international pour les protéger dans leur propre pays.

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Les pachydermes usent de « conversations » (constitué de grondements, d’infrasons et d’appels claironnants) pour communiquer et, entre autres choses, pour indiquer que c’est le moment de s’en aller.
Les scientifiques ont mesuré les données sonores et cartographié le comportement des éléphants à cinq points d’eau différents. Ils ont catalogué les vocalisations des éléphants à partir du moment de leur arrivée au niveau des auges jusqu’à ce qu’ils décident qu’il était temps de partir.
«Ecouter leurs grondements, c’est comme écouter des camions qui passent à distance. Ils utilisent des fréquences étonnement basses. Vous pouvez presque imaginer le cycle de l’onde sonore. C’est une sorte de battement dans votre poitrine « .
Les appels sont coordonnés entre les éléphants et la «conversation» peut compter plusieurs interlocuteurs répartis sur une large surface.
« Ce n’est pas seulement un chœur», continue la chercheuse, «Dès qu’un appel se termine, un autre appel commence, puis un suivant, puis encore un suivant. Ces messages sont connectés comme une chaîne. En fait, les éléphants reçoivent un appel de 3 secondes et le transforment en un appel de 9 secondes ». Cet appel est sonore et infrasonore : il se diffuse aussi par le sol et permet d’atteindre d’autres hardes à de très longues distances.
Les scientifiques ont découvert que ces conversations n’impliquaient que quelques membres du troupeau, situés en haut de l’échelle hiérarchique.
«Ils ont un chef de famille, » dit le chercheur. « Puis il y a une sorte de personnage qui joue le secrétaire d’état, et enfin vous avez le général qui ferme la marche. Puisque de nombreuses familles d’éléphants se rendent dans un trou d’eau en même temps, la cohue dans ces lieux peut être très importante. J’ai vu ainsi de 200 à 300 éléphants entassés dans le même trou d’eau, tous en même temps ! A ce moment-là, il y a beaucoup de vocalisations, de bousculades, de cris et de rugissements ».
Les vocalisations et autres grondements représentent quelque chose de bien plus pour les éléphants qu’une simple façon de communiquer. Elle estime que la façon dont ils échangent les aide à former une société plus étroitement liée et mieux organisée sur une large échelle.
« Ces vocalisations facilitent les relations entre les éléphants et leur permettent de collaborer entre eux. Elles sont à la mesure d’une société complexe et démontre qu’un autre groupe d’animaux sociaux peut s’organiser comme nous à l’aide d’émissions sonores », conclut la scientifique.

Gérard THEVENET – WAM – Agence de voyage locale francophone indépendante au Cambodge. www.wamtour.com

Le soleil cambodgien

AaeblA0ph22glJoiAszGDx4DeFWgrpUqd0G1VeXMA9sAu cours de votre séjour à Angkor si vous êtes un lève tôt vous pourrez aller admirer le lever du soleil , attention en fonction des saisons vous risquez de ne pas être le seul car cette expérience est prisée par nombre de touristes, preuve que cela vaut le déplacement.

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Si vous lever tôt n’est pas de votre ressort il vous restera les couchers de soleils qui ont eux aussi leur charme, là aussi beaucoup beaucoup de monde surtout atour d’Angkor Vat.
Il est également possible de réserver une place à bord du ballon qui relié au sol par un filin s »lève à plus de 50 mètres au-dessus du sol fac à Angkor Vat, cette position vous permettra de prendre de merveilleuses photos.

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Mais les couchers ou les levers de soleil sont tout aussi merveilleux dans de nombreux autre lieux à travers tout le Cambodge : Sur les rizières, depuis le parc National de Kep qui domine la mer ou la pagode Var Samaki, Sur le lac Tonlé Sap sur un village flottant ou au milieu de la forêt inondée, etc. etc… Quoi de plus beau qu’un lever de soleil au-dessus du temple de Preah Vihear au moment ou les brumes matinales se dissipent ?
Gérard THEVENET – WAM – Agence de voyage locale francophone indépendante au Cambodge. www.wamtour.com

Voyage en terre Cambodge

imagesUn séjour au Cambodge se prépare car c’est une magnifique découverte qui va s’offrir à vous.
Bien sûr votre voyage doit inévitablement commencer par la découverte des uniques temples d’Angkor dont le plus célèbre est Angkor Vat considéré comme la pièce maîtresse de l’Architecture Khmère, mais il y a aussi tous les autres dont les principaux sont le Bayon et le Baphuon érigés dans la célèbre cité d’Angkor Thom , Le Ta Prohm qui n’a jamais été restauré et qui reste enfoui sous une végétation dense , le Grand Preah Kahn et plusieurs autres encore. En s’éloignant de quelques kilomètres en direction de Phnom Penh on découvre le groupe de Roluos constitué par le Bakong, Lolei et le Preah Ko.

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A quarante kilomètres de Siem Reap est érigé le le plus petit et le plus beau temple du Cambodge, Le Banteay Srey, surnommé le Temple des femmes, à mi-chemin entre ce temple et le site d’Angkor il ne faut pas oublié de faire un détour pour découvrir le Banteay Samre en parfait état de conservation.

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En s’éloignant un peu plus, à soixante kilomètre de la capitale touristique du Cambodge nous visitons le plus gros temple du Cambodge Beng Meala puis à cent vingt kilomètres le temple de Koh Ker dont l’architecture originale ne vous fera pas regretté l’expédition. Et puis pourquoi ne pas continuer en direction de Preah Vihear, passer la nuit dans le charmant boutique hotel situé au pied de la montagne qui héberge ce bijou de l’ère angkorienne. Se lever tôt le matin pour découvrir cette merveille encore enfouie dans les brumes matinales ce qui lui donnera un aspect encore plus envoutant.

columns_poetsnotebook1-1_08Une fois terminée cette visite matinale vous aurez deux choix : rentrer sur Siem Reap ou continuer en direction d’un autre gros temple oublié Banteay Chhmar ou vous pourrez passer la nuit chez l’habitant si vous le souhaitez.

accueil1-1Là encore deux choix (entre autres) s’offrent à vous : Rentrez sur Siem Reap en faisant une halte au lac d’Ang Trapeang Thmor entouré d’authentiques villages de tisserandes ou l’on élève des vers à soie et où l’on tisse sur des métiers ancestraux de merveilleuses étoles de soie naturelle que vous pourrez acquérir directement auprès de celle qui l’a confectionné.
L’autre choix serait de continuer en direction de Battambang pour découvrir si vous êtes courageux car il y a des centaines de marches à gravir le temple de Phnom Banon non sans avoir traversé en cours de route le seul vignoble du Cambodge qui porte le même nom que le temple.

DSC00007Dans la province de Battambang il y a aussi au autre temple le Ek Phnom, le Phnom Sampov ou fut sacrifié par les khmers rouges un grand nombre d’innocents, il ne faudra pas oublier la Maison ancienne dont la propriétaire, une institutrice à la retraite parlant parfaitement français, vous fera découvrir son extraordinaire demeure datant des années 1920 tout en vous racontant de merveilleuses histoires.

_CBG0441 - copieAprès avoir  découvert la charmante ville de Battambang avec son musée, ses pagode, son marché traditionnel et ses maisons de style colonial érigées d’après les plans d’un architecte français il ne faudra pas oublier l’excursion à bord du train de bambou à travers forêts et rizières.P1050241Là encore plusieurs choix : Partir en direction de Phnom Penh la capitale en passant par Pursat, Kampong Chhnang et Oudong ou alors traverser le lac en bateau pour rejoindre Siem Reap en visitant des villages flottants et ayant même l’opportunité de passer la nuit chez l’habitant dans une maison flottante._DSC2138 - copie
Tout ne sera que questions de choix car je n’ai pas encore évoqué la découverte des province du Rattanakiri , du Mondulkiri avec ses balades à dos d’éléphants, de Kratié avec ses dauphins d’eau douce et son île de Trong vivant hors du temps puis de Kampong Cham entouré de plantation d’hévéas et enfin toute la côte cambodgienne dont les principale ville sont Kep pour son côté authentique et Sihanoukville pour ses plages et ses animations.IMG_3635RETPour créer un beau voyage en terre Cambodge pourquoi ne pas nous contacter et l’élaborer ensemble selon vos envies, nous mettons à votre service nos connaissances et nos compétences d’experts du Cambodge pour que votre projet se concrétise et devienne à tout jamais votre plus merveilleux souvenir !DSC_0027Gérard THEVENET – WAM TOUR – Agence de voyage locale francophone indépendante depuis 2007 au Cambodge – www.wamtour.com

Légendes du Cambodge

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Dans le lointain passé, un homme des champs dont on ne connaît pas le nom s’en allait assister dans le village voisin à une cérémonie de mema’t’, c’est-à-dire d’invocation des Génies-ancêtres de la lignée par un médium.
Comme il cheminait ainsi dans les bois, il atteignit la « forêt des esprits », prey khmoc, où, dans de petites huttes, de nombreux morts avaient été enterrés.
Alors qu’il passait devant l’imposant monticule de broussailles touffues, il s’entendit respectueusement appeler :
– Bû ! Bû ! Pourriez-vous demander à ma femme de rentrer ?
Quelqu’un se tenait devant lui. Bien qu’il ressemblât à un quelconque villageois, à cause de son apparition soudaine à proximité de ce cimetière sylvestre, notre homme devina qu’il avait affaire à quelque khmoc mais il ne s’en effraya pas et se garda de prononcer la traditionnelle formule de renvoi qui clôt la Fête des Morts : « Allez aux montagnes, aux pierres, aux arbres qui vous servent de résidences ! » Avec le plus grand calme, il demanda :
– Et votre femme, où donc est-elle?
– Au milieu de la cérémonie où l’on fête les àrak (génies), répondit son interlocuteur.
Notre homme qui s’y rendait de ce pas ne vit aucun inconvénient à lui rendre service, aussi demanda-t-il encore :
– Comment ferai-je pour m’adresser à elle … ? (Sous-entendu, puisqu’elle est invisible.)
– Qu’à cela ne tienne, dit le khmoc.
Et il lui remit un pradâl prahon, une plante magique qui permet de voir tous les revenants sans exception, et lui indiqua le nom de son épouse.
L’homme reprit son chemin à travers la forêt. Seulement rien n’était plus pareil. A présent, grâce à la plante extraordinaire, il voyait sortir de derrière les arbres, venir à sa rencontre et le croiser une cohorte impressionnante de gens, hommes,femmes de tous âges et de toutes conditions, et aussi des khmoc chau, « esprits
crus » qui avaient connu des morts violentes. Jamais il n’aurait imaginé qu’autant de fantômes puissent ainsi hanter les bois !
Quoi qu’il en soit, il avançait sans trembler.
Enfin il atteignit la maison où se tenait la cérémonie en l’honneur des Génies-ancêtres.
A côté des offrandes rituelles, le sla thor, les trois baguettes de bambou portant chacune une feuille de bétel, les cinq bougies et les cinq baguettes d’encens, avait été déposée quantité de nourriture, viandes, fruits, confiseries, dont les fantômes étaient en train de se régaler.
Sitôt qu’il eut repéré parmi eux la femme-khmoc, l’homme l’appela par son nom et lui cria:
– Ton mari te fait dire de rentrer immédiatement parce que ton enfant n’arrête pas de pleurer.
La femme-fantôme en écarquilla la bouche de surprise.
– Comment peux-tu me voir? dit-elle.
L’homme lui montra alors le pradâl prahon.
– C’est grâce à cette plante que ton mari m’a donnée!
Sitôt qu’elle vit la plante magique entre les mains de l’homme, tel un fauve, d’une souple détente, elle lui sauta dessus pour la lui arracher.
Refusant de se laisser déposséder, l’homme résista, parant les coups, les rendant tout en appelant avec force cris les
assistants à la rescousse.
Seulement les gens qui, eux, ne pouvaient voir les fantômes regardaient ébahis l’homme donner des coups de pied, des
coups de poing dans le vide, faire des bonds désordonnés, des gestes saccadés comme s’il était possédé. Ils se contentaient d’observer la scène sans intervenir, les uns riant, les autres haussant les épaules, les uns et les autres n’y comprenant rien, puis ils finirent par s’en aller.
L’homme continuait de se défendre furieusement mais au bout d’un moment, épuisé, haletant, il commença à donner
des signes de fatigue. Le temps d’un clignement de paupière, et tout à coup – mauvais coup ? geste maladroit ? – toujours est-il qu’il ouvrit la main et la précieuse
plante lui échappa …
Il n’eut pas le temps de se baisser pour la ramasser. Un chien qui passait par là, plus vif que lui, s’en saisit et, d’un coup, d’un seul, l’avala puis, le pradâl prahon englouti dans son ventre, détala.

C’est depuis ce temps-là que les chiens ont le pouvoir de voir les fantômes et si vous les entendez aboyer au beau milieu d’une nuit calme, c’est parce qu’ils regardent les khmocs, en train de se promener dans l’ombre.
Nombreux sont les gens qui croient aux vertus de la plante pradâl prahon et continuent de la chercher pour acquérir, entre autres pouvoirs surnaturels, celui de voir l’invisible.