Archives de catégorie : Ma vie au Cambodge

Les Vœux de l’équipe de WAM TOUR

bank-pictures-cambodia2017 arrive !

Nous souhaitons à tous nos clients

Qui sont désormais nos amis

Ainsi qu’à tous ceux qui vont le devenir !

Une très belle nouvelle année pour tout le monde !

Que du Bonheur !

2017 sera une grande année pour WAM TOUR qui fêtera ses 10 ans d’existence !

Nous vous réservons pleins de bonnes surprises pour 2017 !

Nous aimons avant tout faire plaisir et nous allons vous le prouver !

Légendes Khmères : Le Grand Ascète……

LE GRAND ASCÈTE QUI AVAIT RESSUSCITÉ LE TIGRE

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Il était une fois un tigre qui s’était endormi sur le trou d’un serpent. Le serpent, en sortant, le mordit. Le tigre mourut au bord du trou. Ce jour-là, un grand ascète s’en alla mendier sa nourriture et aperçut le cadavre du tigre. Il eut pitié de lui et ‘le fit revenir à la vie par son pouvoir surnaturel. Étant ressuscité, le tigre dit :
– J’étais en train de dormir paisiblement dans la forêt, ma demeure, pourquoi oses-tu me réveiller ? Pour cette raison, je vais te dévorer.
Le grand ascète protesta :
– Tu étais endormi sur le trou du serpent, celui-ci t’a mordu, tu es mort, je t’ai rendu la vie. Tu dois plutôt m’en être reconnaissant, mais pourquoi veux-tu me dévorer ?
Le grand ascète et le tigre discutèrent sans aboutir à un accord et ils allèrent demander justice au chacal en lui racontant chacun ce qui venait de se passer. Le chacal réfléchit et se dit :
– Je vis actuellement dans cette forêt sous la dépendance de la puissance du tigre. Si je lui fais perdre son procès, je ne pourrai plus compter sur lui dans cette forêt.
Pensant ainsi, le chacal décida que le tigre devait manger l’ermite. Le chacal jugeait avec partialité.
Le grand ascète, n’étant pas d’accord, discuta avec le tigre et l’emmena au boeuf. Chacun se plaignit comme avant. Le boeuf réfléchit et se dit :
– Si je fais perdre son procès au tigre, il me haïra et me dévorera.
Alors il décida que le tigre devait manger l’ermite. Le boeuf jugea ainsi par crainte.
Le grand ascète, n’étant pas d’accord, emmena le tigre devant le singe. Le singe se dit :
– Autrefois, un homme était tombé dans le puits. Mon père l’avait sauvé en le tirant de là. Un tigre vint et voulut le dévorer. Mon père l’aida à grimper dans un arbre et il fut hors de danger. En échange, cet homme cruel le tua.
Ayant réfléchi ainsi, le singe décida que le tigre devait manger l’ermite. Le singe jugea ainsi par haine.
Le grand ascète, n’étant pas d’accord, emmena le tigre devant le vautour. Le vautour se dit :
– Chaque jour, je mange les restes des repas du tigre. Si je lui fais perdre son procès, il se mettra en colère contre moi et je ne pourrai plus me nourrir de ses restes.
Ayant pensé ainsi, le vautour décida que le tigre devait dévorer l’ermite. Le vautour jugea ainsi par convoitise.
Le grand ascète ne consentit pas à cela et emmena le tigre devant le génie de la forêt. Le génie de la forêt se dit :
– Les hommes qui voyagent dans la forêt profitent de l’ombre des arbres, mais souvent ils cassent ses branches, déchirent ses feuilles, dépouillent ses arbres et les coupent.
Ayant pensé ainsi, le génie décida que le tigre devait dévorer l’ermite. Le génie jugea ainsi par égarement. Cette sentence était injuste.
Le grand ascète, n’étant pas d’accord, emmena le tigre devant le lièvre et lui dit :
– Ce tigre dormait sur le trou d’un cobra. Celui-ci, en sortant, le mord. Il meurt. Je lui enlève le venin et le resuscite par mes formules magiques, pensant qu’il va me remercier. Mais maintenant, pourquoi veut-il me manger ? Faites-moi donc justice !
Mais le tigre se plaignit ainsi :
– J’étais en train de dormir tranquillement dans la forêt. Cet ascète m’a réveillé. Aussi dois-je le dévorer. Mais il n’est pas d’accord et m’emmène devant le chacal qui me dit aussi de le manger. Il n’est pas d’accord et m’emmène devant le boeuf qui me dit de le manger également. II ne consent pas à cela et m’emmène devant le singe qui me dit aussi de le manger. Il s’y refuse et m’emmène devant le vautour qui me dit encore de le manger. Il n’accepte pas cette sentence et m’emmène devant le génie de la forêt qui me dit également de le dévorer. Il s’y refuse encore et m’emmène devant vous. Faites-moi donc justice !
Ayant écouté les paroles du grand ascète et celles du tigre, le lièvre réfléchit et, grâce à son illustre intelligence, découvrit une solution secrète. Il leur dit :
– S’il en est ainsi, il faut que le grand ascète et frère tigre retournent à l’endroit où s’est produite l’histoire. Et frère tigre doit dormir paisiblement comme auparavant.
Alors le grand ascète et le tigre partirent, emmenant le lièvre avec eux. Arrivé à cet endroit, le tigre se coucha à la même place. Peu après, le cobra sortit et le mordit. Le tigre mourut au bord de ce même trou.
Quant le tigre fut mort, le lièvre dit au grand ascète :
– Veuillez regarder ce tigre ! Comme il est immoral, ingrat, il ne peut pas éviter le mal. Désormais vous ne devez pas faire de bien au tigre.
Le lièvre jugea ainsi avec équité. Cette sentence fut loyale et juste.

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Présentation de WAM TOUR

Créé en 2007 par moi-même qui suis présent au Cambodge depuis 1993 je vous propose mon expertise pour la réalisation de votre séjour. Il va sans dire que cette expertise représente un cout mais cela vous donne aussi la garantie d’un voyage réussi et parfaitement planifié par un spécialiste sur place. Ce cout sera moins élevé qu’en vous adressant à une agence généraliste qui utilisera de plus un ou plusieurs intermédiaires.
Mes connaissances du pays n’ont pas pour but de vous faire découvrir moi-même ce merveilleux pays car les cambodgiens sont les plus aptes à vous faire apprécier leur royaume, je suis simplement le trait d’union entre vous et eux en vous recommandant les meilleurs.

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Pour tout conseil contacter :
Gérard THEVENET – contact@wamtour.com –WAM – Artisan voyagiste au Cambodge – www.wamtour.com

L’animal le plus dangereux du Cambodge

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Certains penseront que je veux parler des tigres, non car ils ont sans doute disparus, certains prétendent qu’il en reste encore mais rien ne le prouve, les cobras, les scorpions sont certes des animaux dangereux mais il y a bien pire encore !
Les belles-mères ? Non il faut arrêter avec ce cliché il y en a des sympas ! La mienne par exemple est charmante.
Non l’animal dont je veux parler est tout simplement la femme occidentale ménopausée vivant depuis plusieurs année au Cambodge et qui se fait pitoyablement larguer par un mari ayant succombé à la tentation d’une chair fraîche d’origine asiatique.
Si cette femme a eu des enfants elle peut encore reporter son amour sur ces derniers et même si elle reste inconsolable cela lui évitera de développer un sentiment de haine trop exacerbé envers l’ensemble de la gente masculine expatriée et des pauvres petites asiatiques qui à ses yeux sont toutes de sinistres putains voleuses d’hommes.
Mais si cette femme abandonnée se retrouve seule, si elle n’est pas assez riche pour se faire appeler femme couguar, alors là attention danger !!!!
Cette dernière devient alors une arme de destruction massive et nocive ! Elle n’a pour cesse de disserter sur ces horribles mâles occidentaux, sans vertus, hypocrites, malhonnêtes qui à la moindre occasion vont convoler avec toutes ces sales prostituées qui sont partout et prêtes à tout pour attirer les sinistres voyous. Son action destructrice n’a pas de limite, il faut éradiquer cette horrible race mâle et toutes ces horribles filles. Cette façon de penser s’appelle la haine et c’est le pire des maux, c’est cette même haine qui alimente les rangs de Daech et de tant d’autres extrémistes à travers le monde. Alors si vous rencontrez ce genre de femme éloignez-vous au plus vite votre entourage et vous car vous courez les plus grands dangers.
Pour terminer sur ce terrible sujet la vie est injuste, les sentiments bien souvent éphémères et en chaque êtres humains il y a des envies de haine enfouies, certains savent les contrôler et d’autres malheureusement pas.
Personnellement pour ne pas me compliquer la vie j’ai décidé d’aimer presque tout le monde et de m’éloigner de ceux véhiculent la haine, alors je préviens mes amis hommes ou femmes ne me montrez pas le diable qui est en vous vous me perdiez !
Lisez ou relisez Les Asiates de Jean Hougron et vous verrez que finalement en plus d’un demi-siècle les choses n’ont pas changées sur ce sujet dans notre belle « Indochine ».
Important : Toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existées seraient bien entendue fortuite.
Gérard THEVENET – Artisan voyagiste au Cambodge – www.wamtour.com

L’œuf couvé de 19 jours : Un délice cambodgien !

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Une petite spécialité que beaucoup de cambodgien adorent et qui est un produit phare dans la cuisine locale est l’œuf couvé de canard (Pong Tir kône), il est cuit bien sûr mais je n’ai jamais pu me faire à l’idée de manger un fœtus de canard, je sais bien que nous autres occidentaux nous mangeons des escargots, des grenouilles, les cambodgiens aussi d’ailleurs, mais c’est psychologique je n’arrive pas à m’y faire.

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Mon épouse en mange, notre fils en mange mais pas moi ! J’ai pourtant testé plein de choses différentes durant toutes ces années : j’ai bu du sang de serpent, gobé des œufs de tortue, mangé toutes sortes d’insectes, mangé du crocodile, du durian mais de l’œuf couvé jamais !!!
J’ai vu des touristes en manger et dire que c’était excellent, c’est sans doute vrai mais il y a vraiment peu de chance que je le sache un jour.
Gérard Thévenet – WAM – Agence de voyage locale et indépendante au Cambodge

Le Super Héros au Cambodge

631464Aux USA il y a plein de supers héros : Superman, Batman, Spiderman, etc…. Nous au Cambodge nous en avons plusieurs mais ils portent tous le même nom, ce sont les mythomanes !
Après toutes ces années passées dans ce pays il me semble en avoir rencontré des milliers venant de tous les continents.
Il y a d’abord le mythomane cambodgien qui est n’a jamais quitté le pays et qui vous fournit un CV qui vous fait pâlir de jalousie, diplômé de ceci, doctorat en cela, master en telle ou telle discipline, en Europe il faudrait au moins étudier jusqu’à 40 ans pour obtenir cela ! Qu’en est-il en vérité ? Dans la plupart des cas ces diplômes ont été achetés ou sont tout simplement des faux car dès que vous demandez à l’un de ces détenteurs de vous montrer l’étendue de ses compétences c’est la misère complète, l’ignorance, le silence !
Attention ce n’est pas général, il y a quand même une faible minorité qui a vraiment étudié et même certains qui ont terminé par des études à l’étranger.
Tout cela fait peut-être sourire mais imaginez lorsque c’est un médecin ou encore pire un chirurgien qui a acheté son diplôme ! Là c’est beaucoup moins drôle !
Il y a aussi le Cambodgien qui revient s’installer au pays après avoir passé de nombreuses années à l’étranger et qui parfois y est même né, certains arrivent bardés de diplômes qui n’ont rien à envier à ceux de leurs frères restés au pays, diplômés de la Sorbonne, de H.E.C. et j’en passe…. Avec un ordinateur, une imprimante et un scanner il est si facile de se fabriquer des diplômes paraissant plus vrais que les vrais ! Là aussi il y a parfois de vrais diplômés et il suffit d’une petite conversation et de quelques questions pertinentes pour les identifier.
Je garde le meilleur pour la fin, ce sont les expatriés ! Lorsque vous les entendez parler dans les bars ou ils aiment se retrouver, entre expatriés, par peur sans doute de se mélanger et d’échanger avec la population locale. Comme il est bien difficile de vérifier leurs dires beaucoup s’inventent des vies extraordinaires, des vies d’aventuriers ou d’hommes d’affaires hors pairs ! Tous n’ont pas eu de chance et c’est pourquoi ils sont ici dans ce nouvel Eldorado ou ils vont se refaire ! Et comme le dit si bien Charles Aznavour :
Emmenez-moi au bout de la terre
Emmenez-moi au pays des merveilles
Il me semble que la misère
Serait moins pénible au soleil
Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ?
Gérard Thévenet – Wam – Agence locale au Cambodge.

AIMER LE CAMBODGE ET LES CAMBODGIENS

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Depuis maintenant plus de vingt années passées au Cambodge je n’ai pas souvenir d’avoir été volé par un cambodgien, je parle au niveau argent, pour ce qui est du reste il y a bien quelquefois des petites choses qui ont disparues de ma maison mais rien de très important, des petits objets dont je n’avais pas réellement besoin dont je pouvais me passer et qui ont été « empruntés » par quelqu’un qui en avait peut-être réellement besoin, donc rien de grave.
Une fois il m’est même arrivé une belle histoire, il y a de cela environ 18ans, j’étais partie en goguette ce soir-là et j’avais avalé pas mal de verres dans pas mal de bars, si bien qu’à la fin je me suis retrouvé dans un lieu de perdition à Phnom Penh appelé Le Martini , un grand bordel à ciel ouvert ou l’on pouvait rencontrer des jeunes filles qui vendaient leurs corps pour quelques dollars, c’était et c’est toujours d’ailleurs même si l’emplacement a changé. Ce lieu se compose d’un cinéma en pleine avec bar et restaurant at d’une discothèque. Bref, je me souviens être arrivé dans ce lieu en état d’ébriété avancé puis ensuite après avoir sans doute ingurgité quelques verres de plus c’est l’amnésie totale, plus rien ! Le trou noir !
Dans le précédent Martini il y avait un hôtel où l’on pouvait « consommer » sur place les petites fleurs d’Asie. Le lendemain matin je me suis réveillé dans une chambre de cet établissement, j’avais une terrible gueule de bois, j’étais allongé sur le lit, tout habillé, comment étais-je arrivé là ? je trouvais dans ma poche environ 400 us$ , personne ne m’avait détroussé, la porte de la chambre était fermée. Je me rendis à la réception pour demander ce que je devais payer mais on me répondit que c’était déjà réglé. Qui m’avait amené ici ? Qui était cette personne qui avait payé la chambre pour moi ? Le mystère !
Trois jours plus tard un de mes clients, car à l’époque je tenais un bar restaurant à l’enseigne de La Taverne sur le quai Sisowath à Phnom Penh, Vittorio un français d’origine italienne vint me rendre visite avec sa petite amie une prostituée qui était sourde et muette, cela ne s’invente pas ! Il rentrait de déplacement en province et il me dit que sa copine lui avait expliquée une drôle d’histoire, quelques jours plus tôt elle m’avait trouvé ivre mort au martini et avait eu peur qu’il ne m’arrive quelque chose, que pour elle j’étais quelqu’un de gentil et qu’elle devait me protéger, elle avait donc décider de me trainer jusque dans une chambre de l’hôtel, elle m’avait mise sur le lit et avait verrouillé la porte.
Voilà comment agissent certaines personnes quand on les respecte, quand on se comporte bien avec elle. Depuis toujours je suis correct avec tout le monde, pour moi une prostituée est une petite princesse qui n’a pas vraiment eu de choix dans sa vie et qui souvent vend son corps pour aider sa famille dans le besoin.
Toujours est-il qu’avoir un bon comportement fait que l’on est apprécié.
Il arrive souvent des grands et des petits malheurs à des expatriés mais en regardant bien leur façon de faire vis-à-vis des cambodgiens personnellement je comprends et je considère cela comme une punition grandement méritée. Comme toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire je sens que je vais encore me faire des amis parmi les expatriés !

Gérard Thevenet / Wam Tour

DU TA PROHM A ANGKOR VAT A L’AUBE EN VELO

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Je pars souvent à la pointe du jour comme en cette période (aout 2014) vers 5h15 de mon domicile au sud de Siem Reap derrière la pagode de Vat Damnak en direction du Nord en longeant la rivière Siem Reap puis en bifurquant sur la droite après avoir traversé le pont « Old stone bridge » en direction de l’entrée des temples d’Angkor en empruntant l’Avenue Charles De Gaulle. En pédalant sur cette artère je passe tout d’abord devant le Raffles Grand hôtel d’Angkor, puis devant l’Amansara, le Musée National d’Angkor, Le Sofitel Royal Angkor, l’hôpital Jayavarman VII ( un des hôpitaux de Kantha Bopha créé par le célèbre Docteur Suisse Beat Richner) puis le Méridien avant d’atteindre le point de contrôle qui permet d’accéder au site d’Angkor.

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Cela fait 20mn que j’ai quitté mon domicile, je présente mon pass délivré par l’autorité Apsara aux responsables des agences d voyage comme moi, pass que je dois renouvelé tous les 3 mois, les contrôleurs me connaissent et bien souvent je n’ai pas besoin de m’arrêter, ils me font signe de poursuivre mon chemin.
Je roule désormais sur une voie très droite et bordée de grands arbres, il en reste encore au Cambodge heureusement, et puis nous sommes quand même sur le site d’Angkor, le bruit des tronçonneuses serait quelque peu gênant dans ce lieu magique. Au bout de 4 km j’arrive devant les douves d’Angkor Vat et là je dois prendre une décision, tourner à droite en direction du Prasat Kravan ou à gauche en direction de l’entrée d’Angkor Vat, généralement je tourne à droite pensant que c’est mieux de garder le meilleur pour la fin.

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Je longe donc le Prasat Kravan sur ma droite avant d’atteindre Banteay Kdei sur ma gauche et le Srah Srang sur ma droite, je tourne à gauche en direction du Ta Prohm que je longe par la gauche avant d’atteindre un peu plus loin Ta Keo puis de passer devant Thommanon avant de traverser sous la porte est d’Angkor Thom appelé « Victory Gate ».
Me voici dans la cité d’Angkor Thom, J’arrive face à Phimeanakas après avoir traversé les « Prasat Suor Prat » , je tourne à gauche en laissant sur ma droite Tep Pranam, Preah Palilay et le terrasse du roi lépreux, en face de moi se dresse le majestueux Bayon, juste avant de l’atteindre j’aperçois un peu à l’écart le Baphuon si merveilleusement restauré par l’Ecole Française d’Extrême Orient sous les ordres du regretté Architecte Pascal Royère qui occupait également le poste de Consul de France Honoraire à Siem Reap, un homme merveilleux emporté par un cancer généralisé il y a seulement quelques mois, il n’avait que 49 ans, son nom est à jamais lié à l’histoire d’Angkor et plus spécialement du Baphuon .

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Je contourne le Bayon en direction d’Angkor Vat, je roule sur la piste Jean Comaille ce qui me fait chaque fois penser à mon vieil ami Robert Heyman cet octogénaire qui revient souvent à Angkor et qui m’avait écrit ceci sur un message il y a quelques années : « Je désire que vous me réserviez une chambre dans l’hôtel qui se trouve près des temples sur la piste Jean Comaille, je connais très bien Siem Reap car je travaillais sur les temples comme géomètre en 1947 ! ».Tout nouveau pas au Cambodge mais dans le monde du voyage il m’avait fallu deux jours pour localiser la piste Jean Comaille et deux autres jours pour découvrir que l’hôtel ne datait pas des années 40 mais qu’il s’agissait en fait du Pavillon Indochine qui est érigé à mi-chemin entre le centre-ville et Angkor Vat.

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Je passe sous la porte sud d’Angkor Thom, j’aperçois sur ma droite le Baksei Chamkrong puis le Phnom Bakheng et enfin le Ta Prohm Kel avant de me retrouver sur ma gauche devant la pièce maîtresse du site d’Angkor l’extraordinaire Angkor Vat de l’entrée duquel s’écoule de l’aube à la tombée de la nuit des flots de visiteurs et ce 365 jours par an (sauf les années bissextiles).
Il temps de rentrer, de rejoindre le centre-ville puis mon domicile, de prendre une bonne douche et de me changer pour rejoindre mon agence de voyage, j’aurai pédalé durant 1h30 et parcouru environ 30 kilomètres. Les jours ou je suis plus courageux et surtout ou je dispose de plus de temps je me fais le grand circuit.
Chaque jour je me dis que je suis un privilégié, pouvoir se balader dans Angkor tout au long de l’année au gré de ses envies ! Quel Bonheur !

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Gérard Thevenet / Wam Tour