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Sidarta Gautama alias Bouddha

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Sidarta Gautama est né à Lumbini, au Népal, près de la frontière avec l’Inde, il y a 2.500 ans.
Le père de Gautama était le chef des Sakya, un clan de guerriers. Après sa naissance, la mère de l’enfant rêva d’un éléphant blanc. Comme il était de coutume, l’astrologue de la cour fut appelé pour interpréter le rêve. La conclusion de l’astrologue gêna le roi : l’enfant royal, disait-il, allait grandir et devenir un célèbre moine.
Le roi voulait que son fils soit un guerrier et un gouvernant, pas un moine. La cour prépara alors un plan pour maintenir le prince à l’intérieur du palais, toujours entouré de beaux objets et d’extravagances.
Plus grand, il passait des heures à penser. Un jour, alors qu’il marchait dans le jardin, Gautama vit une vieille femme qui tremblait et marchait à l’aide d’une canne. Gautama demanda à son assistant ce qu’avait cette vieille femme. Son assistant lui répondit que cette femme n’avait rien de mal et qu’elle souffrait simplement de vieillesse.
Pour la première fois, le prince se rendait compte que tout le monde vieillissait. Plus tard, lors de l’une de ses promenades, il vit d’abord un homme malade, puis le corps d’un homme qui venait de mourir. Ses incertitudes par rapport aux souffrances que le corps humain doit endurer se sont clarifiées quand, un jour, il se retrouva avec un sadhu, un homme sacré dont le visage montrait de la sagesse. Gautama commença à se demander ce qu’avait cet homme que les autres n’avaient pas. Il décida de ne pas se reposer avant d’avoir découvert la vérité.
Dès lors, il marcha de village en village, tel un bhikshu à la recherche d’âmes. Il essayait de vivre avec des gourous, mais personne ne parvenait à lui fournir les réponses au mystère de la vie, ou à satisfaire son besoin de connaissance.
Finalement, accompagné de cinq disciples, Gautama décida de méditer dans la solitude. Il eut si faim pendant tant de jours que ses côtes et ses veines devinrent invisibles. Une femme de la caste des « intouchables » lui offrit du lait, et pensant qu’il était la figure d’un saint, Gautama le but. Cela horrifia ses disciples, qui se mirent à penser qu’il s’agissait d’un faux tapasvi puisqu’il n’était pas suffisamment fort pour supporter la faim pendant la pénitence.
Quand les disciples l’abandonnèrent, Gautama s’assit sous l’arbre de « bodhi » à Bodhgaya, et il médita de façon ininterrompue pendant 45 jours. Rien ne pouvait le distraire, puisqu’il avait atteint l’état d’illumination connu sous le nom de moksha. C’est à partir de ce moment-là que l’on commença à appeler Gautama Bouddha, terme qui signifie « l’illuminé ».
Ensuite, Bouddha voyagea à Sarnath, près de Benarés, à la recherche de ses cinq disciples et c’est là qu’il fit son premier sermon. Il évoqua quatre vérités nobles :
• La vie est pleine de souffrances
• La souffrance est générée par le désir
• La souffrance peut être dépassée en contrôlant le désir
• Le contrôle du désir suit un chemin en huit étapes.
Ces huit étapes sont :
Le désir correct, la connaissance correcte, la parole correcte, le comportement correct, le mode de vie correct, l’effort correct, l’attention correcte et la concentration correcte.
Les enseignements de Bouddha n’ont pas été mis par écrit avant un certain nombre d’années après sa mort. Ils se sont transmis de bouche à oreille pendant trois cent ans. La première réunion religieuse du Bouddhisme a eu lieu sous le règne de l’empereur Ashoka, à Bodhgaya, où un ordre monastique, ou Sangha, a été fondé. C’est à partir de là que l’on commença à mettre par écrit les enseignements de Bouddha. L’un des premiers textes a été écrit en pali, une langue qui était couramment utilisée par les habitants de ces lieux.
L’empereur Ashoka expérimentait un sévère sentiment de repenti suite à sa victoire dans la Bataille de Kalinga, au cours de laquelle moururent de nombreux de soldats. Il chercha refuge et conseil auprès des enseignements de Bouddha. Il souhaita diffuser son message parmi la population c’est pourquoi il fit construire des piliers, connus comme les Piliers d’Ashoka, sur lesquels on grava les enseignements de Bouddha. Son fils Rahula emporta avec lui à Ceylan une bouture de l’arbre « bodhi », sous lequel Bouddha avait atteint l’illumination. Les messagers transmirent le credo du Bouddhisme dans tout le Sud-Est asiatique, où il s’enracina.
Bien que le Bouddhisme provienne d’Inde, il a perdu de l’importance dans ce pays à cause de la résurgence de l’Hindouisme. Aussi, le Bouddhisme ne s’est concentré que sur des petites régions de l’Himalaya, où il a survécu grâce à son isolement.
Après sa mort, les disciples de Bouddha se divisèrent en deux branches appelées Hinayana et Mahayana. L’Hinayana, ou le petit véhicule, est aussi connu comme une façon de vivre à l’ancienne.
Les fidèles serviteurs de la branche Hinayana font le choix de vivre dans des monastères. Dans les enseignements de l’Hinayana, Bouddha n’est jamais représenté par sa figure humaine, mais par une roue, ses pieds, un éléphant, l’arbre « bodhi » ou d’autres symboles. L’Hinayana continue à exercer une grande influence à Ceylan, en Birmanie, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge.
Le Mahayana, ou le grand véhicule, jouit de plus de popularité que l’Hinayana et, contrairement à ce dernier, on y représente la figure humaine de Bouddha. On trouve ces représentations de Bouddha dans de nombreux endroits en Inde ainsi que dans les pays limitrophes. En Inde, tous les sites associés à la vie de Bouddha restent les principaux lieux de pèlerinage, non seulement pour les Bouddhistes, mais aussi pour un grand nombre de personnes attirées par la paix naturelle de ce sentier de développement spirituel, qui contient beaucoup d’éléments qui peuvent être aussi bien considérés comme « religieux » que « philosophiques ».
La vie de Bouddha est inspirante pour moi et j’espère qu’elle le sera aussi pour vous.

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